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Ann Bourget
Photothèque Le Soleil
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Ann Bourget prend une confortable avance dans la course à la mairie de Québec. Selon un sondage Unimarketing–Le Soleil–FM 93,3, la chef du Renouveau municipal mène avec 33
% des intentions de vote, soit le double de son plus proche rival, Régis Labeaume.
Ce dernier récolte 16 % des voix, contre 13 % pour Marc Bellemare et 8 % pour Claude Larose. Pierre Dolbec et Christian Légaré obtiennent respectivement 3 % et 2 % des intentions
de vote, alors que les neuf autres candidats se partagent un maigre 6,2 % des voix.
Fait à noter, plus d’un électeur sur cinq (22 %) est toujours indécis, à trois semaines du vote.
Les appuis d’Ann Bourget sont par ailleurs aussi forts dans l’ancienne ville que dans la banlieue fusionnée, avec 33 %. Son score fluctue plutôt par arrondissement. C’est dans celui de
Charlesbourg, où elle a lancé sa campagne, qu’elle récolte son meilleur score (42 %), suivi de La Cité et de Sainte-Foy–Sillery (39 %), fief de la défunte mairesse Andrée Boucher.
En plus d’une «confortable avance», «plusieurs signes indiquent qu’Ann Bourget peut compter sur des intentions de vote solides», affirme Raynald Harvey, président d’Unimarketing. Sa force réside
notamment dans le fait d’incarner à la fois le renouveau et la continuité à la tête de la Ville, dit-il.
Lorsqu’on interroge les électeurs sur leur deuxième choix, la chef du RMQ arrive aussi en tête de liste, ralliant ainsi les partisans de Marc Bellemare et de Claude Larose. «C’est la seule qui
score de façon assez importante», souligne M. Harvey.
De plus, le quart des partisans d’Ann Bourget et de Régis Labeaume n’ont pas envisagé de second choix, «signe d’une plus grande fermeté dans les intentions de vote de ces deux candidats»,
ajoute-t-il.
Vers un face-à-face?
Par ailleurs, 74 % des partisans de Mme Bourget et de M. Labeaume se disent intéressés par la campagne, contre seulement 51 % pour ceux de Marc Bellemare. Ils sont aussi plus
nombreux à avoir voté en 2005.
«Il y a donc plus de chance qu’ils aillent voter le 2 décembre», souligne le président d’Unimarketing.
Autant d’indices qui font croire que la «course à trois et demi» que l’on observe présentement pourrait se transformer, le jour du vote, en un «face-à-face» entre Ann Bourget et Régis Labeaume,
prédit M. Harvey.
Mais le portrait peut toutefois changer rapidement, ajoute-t-il. Marc Bellemare vient tout juste d’entrer en scène et sa campagne vient à peine de démarrer.
Le chef de Vision Québec demeure toutefois handicapé par la course à la mairie menée en 2005, dans laquelle il avait vu fondre ses appuis, poursuit M. Harvey :
«En politique, c’est un peu comme en affaires : quand on perd la confiance de ses clients, c’est très difficile de remonter.»
Le vote Boucher
Ann Bourget parvient aussi à bien tirer son épingle du jeu à la lumière des votes exprimés en 2005. Elle conserve la majorité des votes du RMQ alors représenté par Claude Larose
(60 %) tout en s’accaparant le tiers des électeurs de Marc Bellemare (31%) et plus du quart de ceux de Mme Boucher (27 %).
De son côté, Régis Labeaume rafle 25 % des voix de l’ancienne mairesse alors que Claude Larose, qui se présente cette fois avec l’Action civique, ne parvient à conserver que 11 % des votes qu’il
avait recueillis en 2005.
Intérêt
Le taux d’intérêt envers le scrutin est par ailleurs «très bon», souligne M. Harvey, puisque deux résidants de Québec sur trois (65 %) se disent intéressés.
De plus, près de la totalité des indécis ont voté en 2005 et se disent intéressés, signe qu’ils iront probablement voter aussi cette année.
«Il reste encore de la place pour faire des gains d’un côté comme de l’autre», rappelle le président d’Unimarketing.
Ce sondage a été réalisé du 8 au 10 novembre auprès de 750 résidants de Québec et sa marge d’erreur est de 3,6 %, 19 fois sur 20.
SOURCE : LE SOLEIL