Samedi 8 décembre 2007

Le conseiller du district de Val-Bélair depuis 2002, Jean-Marie Matte, prend la direction du Renouveau municipal de Québec (RMQ). Il a été choisi vendredi après-midi par les 23 membres du caucus pour prendre la relève d'Ann Bourget.

M. Matte a indiqué qu'il abordait son nouveau mandat dans un esprit de collaboration. « L'ouverture d'esprit avec tous les élus du conseil municipal, toujours pour travailler pour les citoyens de la Ville de Québec. Je suis fier de ma journée de travail ici, je suis fier de mes élus qui sont avec moi, et je tiens à vous dire que je vais donner pleine collaboration », a-t-il déclaré.

Jean-Marie Matte, âgé de 61 ans, siégera à titre de chef de l'opposition officielle. Il ne sera toutefois pas nécessairement le candidat du RMQ aux prochaines élections dans 20 mois.

Ann Bourget

Ann Bourget

Plus tôt vendredi, Ann Bourget a rencontré les élus du RMQ pour faire le point sur son avenir. Elle a confirmé au caucus qu'elle quittait son poste de chef du parti.

Lors d'une rencontre chargée d'émotion, Ann Bourget a fait ses adieux à son équipe. Elle a expliqué qu'avant même de se porter candidate dans la course à la mairie de Québec, elle avait réfléchi aux suites à donner en cas de défaite électorale. « À partir du moment où j'ai pris ma décision pour me présenter à la mairie de Québec, je savais que pour moi, une défaite électorale voulait dire de me retirer de la vie politique », a-t-elle déclaré.

Ann Bourget a indiqué qu'elle entendait prendre du repos, mais elle demeure muette quant à sa carrière professionnelle.

Ann Bourget, âgée de 38 ans, était au conseil municipal depuis six ans.



SOURCE : RADIO-CANADA


Mardi 4 décembre 2007
«Demain matin, je vais être capable de me lever et de regarder l'ensemble des citoyens dans les yeux», a lancé Ann Bourget. (Le Soleil, Laetita Deconinck)
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«Demain matin, je vais être capable de me lever et de regarder l'ensemble des citoyens dans les yeux», a lancé Ann Bourget.
Le Soleil, Laetita Deconinck

Malgré la défaite, Ann Bourget persiste et signe : si la campagne était à refaire, elle mènerait exactement la même que celle qui vient de se terminer.

Elle a pris la parole vers 22h, entourée d’une centaine de partisans et des conseillers du Renouveau municipal de Québec (RMQ). Depuis une heure déjà, l’assistance accusait le choc de la défaite, qui se faisait sentir dans la salle du Cabaret du Capitole.

Mais l’écart de voix de près du double qui sépare Mme Bourget de Régis Labeaume n’était pas pour démonter celle qui arrive, après tout, au deuxième rang des 15 candidats en lice.

«Chacun fait campagne à sa manière. On a été réalistes. Nous sommes allés rencontrer les citoyens pour bien coller à leurs besoins, être à leur écoute (...) Nous n’avons pas promis le Nirvana. Il faut sortir de la campagne avec le tête haute. Si c’était à refaire, je referais exactement la même campagne. Demain matin (aujourd’hui), je vais être capable de me lever et de regarder l’ensemble des citoyens dans les yeux.»

« Bon nombre d’entre vous êtes déçus. Je partage cette déception, a-t-elle ajouté. Mais je nous encourage à poursuivre en fonction des idées qu’on a mises sur la table.»


Tristes et déçus


Parmi ceux qui continueront, il y a les conseillers du RMQ. «C’est une grande déception. Au pire, je m’attendais à une défaite serrée. Je reste convaincu qu’elle aurait fait une bonne mairesse. Malheureusement, la population ne pourra pas gagner à la connaître», s’attriste Ann Beaulieu, conseillère de Limoilou, faisant référence au slogan de campagne de Mme Bourget.

Patrick Paquet, conseiller de Neufchâtel, ne s’attendait pas davantage que sa collègue à une défaite aussi cuisante. «Jamais, jamais», répète-t-il. Malgré tout, il croit que sa représentante a mené une bonne campagne. «Les campagnes de terrain, ç’a toujours été une recette gagnante», lance-t-il sur un ton d’incompréhension.

Le conseiller du district de Saint-Sacrement et président du conseil municipal, Yvon Bussières, avance que la position du RMQ comme parti majoritaire à l’hôtel de ville a pu nuire à la candidate. «La population a décidé de garder un gouvernement minoritaire. Je pense qu’elle ne veut plus donner carte blanche à un gouvernement», donnant en exemple la situation politique au fédéral et au provincial.

Parmi les candidats, Ann Bourget était celle qui avait le plus à perdre après avoir démissionné de son siège de conseillère du district de Montcalm pour briguer la mairie. Hier soir, elle ne voulait pas aborder ce qui l’attendait dans l’avenir, préférant prendre du recul.

Malgré les sondages de la dernière semaine qui prédisaient une victoire de Régis Labeaume, l’équipe Bourget avait toujours confiance hier de l’emporter. Des proches de la candidate mentionnaient que 150 bénévoles étaient sur le terrain pour faire sortir le vote. Une opération qui a finalement réussi. On comptait, d’autre part, sur un taux de participation qui demeurait dans la moyenne pour avoir des chances de terminer premier. Avant l’annonce des premiers résultats, on croyait encore à un résultat serré. Il en a été tout autrement.

Avec quelque 33 % du scrutin, Mme Bourget obtient le même score que son prédécesseur, Claude Larose, qui avait obtenu 33,6 % des voix aux élections de 2005.

En 2001, Jean-Paul L’Allier, alors à la tête du RMQ, avait fait beaucoup mieux en récoltant, 57,6 % du scrutin.



SOURCE : LE SOLEIL

Mardi 27 novembre 2007
La favorite Ann Bourget a désormais seulement six points d'avance sur le candidat Régis Labeaume. (Infographie Le Soleil)
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La favorite Ann Bourget a désormais seulement six points d'avance sur le candidat Régis Labeaume.
Infographie Le Soleil

Pierre-André Normandin

Le Soleil

Québec

L’écart se rétrécit dans la course à la mairie de Québec. À peine six points séparent désormais le candidat Régis Labeaume de la favorite Ann Bourget dans les intentions de vote, selon un sondage Unimarketing Le Soleil-FM 93,3.

À cinq jours du vote, Ann Bourget recueille 35 % des intentions de vote, contre 29 % pour Régis Labeaume avant répartition des indécis, selon l’enquête menée auprès de 931 électeurs, du 22 au 25 novembre.

Dans son premier coup de sonde pendant la campagne, la firme avait alors observé un écart de 17 %.

Encore vendredi, un sondage Axiome donnait une confortable avance de 18 points à la cheffe du Renouveau municipal.

«C’est le portrait d’une avance, mais une avance de plus en plus mince. C’est surtout l’image d’une tendance très significative. Il y a un momentum clair qui profite à Labeaume. La question est de savoir s’il va manquer de temps», analyse Raynald Harvey, président d’Unimarketing.

Depuis le premier sondage de la firme publié le 12 novembre, l’homme d’affaires a gagné 13 points dans les intentions de vote. «Il mange à tous les comptoirs. Il a été chercher des appuis autant chez Marc Bellemare et Claude Larose que chez les tiers candidats et les indécis», observe M. Harvey.

Durant ces mêmes 15 jours, la candidature d’Ann Bourget a fait du surplace, progressant de seulement deux points.

«Au cours de la prochaine semaine, c’est clair qu’elle devra faire des gains dans ce qui reste d’indécis et de ceux qui risquent de changer.»

Après répartition des indécis, 42 % des intentions de vote vont à Ann Bourget et 35 % à Régis Labeaume. Pour l’instant. En effet, les changements au sein de l’électorat dit «mou» ont plutôt favorisé l’homme d’affaires depuis le début de cette campagne. La moitié des répondants (53 %) a indiqué qu’elle pouvait toujours changer d’idée d’ici dimanche.

«C’est un avantage clair pour M. Labeaume parce que ceux qui ont changé d’idée se sont presque tous retrouvés dans son camp», note M. Harvey. Les indécis (14 %) seront toutefois difficiles à mobiliser.

La moitié a d’ailleurs admis ne pas avoir voté en 2005. Le taux de participation avait atteint 52 % à l’époque.


Anybody but Bourget


Largement en avance dans les sondages, Ann Bourget devra également se battre contre une éventuelle vague d’opposition, le fameux anybody but Bourget (ABB). Un sentiment qui semble avantager son principal rival. «Au lieu de se disperser, le vote ABB se concentre sur M. Labeaume», note M. Harvey.

Le sondage Unimarketing indique d’ailleurs que les partisans de l’homme d’affaires sont plus motivés. En analysant les intentions de vote et la volonté des partisans de se rendre aux urnes, l’écart se réduit à quatre points entre les deux meneurs.

«C’est plus facile de mobiliser les gens contre quelque chose que pour. Si le vote anti-RMQ s’exprime plus, ça risque de favoriser M. Labeaume.»

L’appui de Marc Boucher, veuf de la mairesse, semble aussi grandement profiter au candidat Labeaume. Après s’être dispersé entre les quatre principaux candidats, le vote obtenu en 2005 par la défunte mairesse se concentre sur l’homme d’affaires (41 %). «Dans le sondage du 12 novembre, le vote Boucher était ventilé entre les quatre premiers candidats. Mais depuis l’appui de son mari, les intentions de votes ont augmenté pour lui», observe M. Harvey. Les électeurs semblent d’ailleurs faire confiance à M. Labeaume pour poursuivre le travail de la mairesse dans sa gestion serrée des finances publiques.

«On voit que ceux qui sont préoccupés par l’équilibre budgétaire de la Ville préfèrent l’homme d’affaires», dit le président d’Unimarketing.

À l’opposé, les électeurs de Mme Bourget s’attendent à la voir changer les orientations prises par la défunte mairesse.

Malgré tout, 29 % des électeurs de Mme Boucher en 2005 accordent leur confiance à la chef du RMQ.

Fait à noter, le vote 2005 de Marc Bellemare se divise en trois. L’avocat en conserve
29 %, tandis qu’Ann Bourget en récolte 35 % et le candidat Régis Labeaume, 24 %.


 
 
 

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SOURCE : LE SOLEIL

Vendredi 16 novembre 2007

Ann Bour­get sou­rit lorsqu’il est ques­tion des al­lé­ga­tions de Clau­de La­ro­se sur son « lea­ders­hip au­to­ri­tai­re et son obs­truc­tion sys­té­ma­ti­que au ­conseil de ­ville com­me ­chef de l’op­po­si­tion».

«Quatre-vingt-dix-sept pour 100 des ré­so­lu­tions ont été adop­tées à l’una­ni­mi­té», ré­tor­que-t-el­le. À ­Marc Bel­le­ma­re, qui par­le de «sui­ci­de fi­nan­cier» si el­le se re­tro­uve aux com­man­des de la ­Ville, el­le a cet­te pen­sée : «Moi, je ne ­crois pas qu’on ­doive ta­per sur les au­tres ­pour se re­mon­ter. Je pen­se que c’est des at­ta­ques gra­tui­tes.»

Dé­ci­dé­ment, la can­di­da­te du Re­nou­veau mu­ni­ci­pal (RMQ) ne re­lè­ve pas le ­gant. Pas ­plus ­hier qu’il y a ­trois se­mai­nes. Ces ­deux com­men­tai­res ­sont la seu­le in­cur­sion qu’el­le fe­ra en ter­ri­toi­re en­ne­mi.


Des compromis


En ce qui a ­trait à son lea­der­ship, el­le pré­tend, au contrai­re, gou­ver­ner par consen­sus. « J’en ai ­contre ­ceux qui ont la scien­ce in­fu­se et le mo­no­po­le de la vé­ri­té (...) Lorsqu’on est ­dans l’op­po­si­tion, on ­doit fai­re des com­pro­mis. »

­Pour el­le, la crain­te de M. Bel­le­ma­re de ­voir le RMQ me­ner la ­Ville à sa gui­se si el­le est ­élue mai­re n’est pas fon­dée. « Il ­faut aus­si re­con­naî­tre qu’il y a des ta­lents ­ailleurs (­dans d’au­tres or­ga­ni­sa­tions).

C’est aus­si ça ­avoir du lea­ders­hip », ré­pond-t-el­le. Ce­pen­dant, el­le n’a pas vou­lu se pro­non­cer sur la com­po­si­tion d’un éven­tuel co­mi­té exé­cu­tif si el­le pre­nait les ren­nes.


Des éti­quet­tes


Long­temps as­so­cié au PQ, el­le re­fu­se l’éti­quet­te ac­co­lée au RMQ. El­le se tar­gue ­d’avoir ­dans son équi­pe des ­gens de ­tous ho­ri­zons, une au­tre preu­ve, ­croit-el­le, de sa ma­niè­re de tra­vailler. ­Pour el­le, ces cou­leurs po­li­ti­ques se­mées à ­tous ­vents ­sont d’une au­tre épo­que.

El­le va jusqu’à dé­voi­ler ­avoir vo­té Oui au ré­fé­ren­dum de 1995, et ce, mê­me si el­le ne trou­ve pas per­ti­nent que la po­pu­la­tion sa­che. Aujourd’hui, el­le ne se­rait pro­ba­ble­ment pas du mê­me ­avis. «Ça ne ré­pond ­plus aux pré­oc­cu­pa­tions des ­gens.»


SOURCE : LE SOLEIL

Mercredi 14 novembre 2007

 

 
Ann Bourget

Ann Bourget passe à l'attaque. Elle, qui depuis le début de la campagne est la principale cible des critiques de ses adversaires, riposte. Mme Bourget a, en effet, profité d'un débat devant les jeunes de l'Université Laval, mardi, pour prendre les candidats Régis Labeaume et Claude Larose à partie.

Elle a notamment réprouvé ces derniers, qui jouissent d'appuis au comité exécutif, pour avoir donné leur aval à de fortes hausses de taxes l'an dernier.

« Lors du dernier budget, l'équipe de M. Labeaume et l'équipe de M. Larose voulaient augmenter les taxes de 6 %. Si on avait dit oui à ça, on aurait permis aux propriétaires d'augmenter les loyers », a rappelé la candidate du Renouveau municipal de Québec (RMQ).

Une remarque à laquelle Claude Larose, candidat de l'Action civique de Québec (ACQ), a répliqué : « Elle a refusé que soient payées comptant les immobilisations qui auparavant étaient payées comptant. Maintenant, suite à la décision de Mme Bourget, les achats qui sont faits et qui durent 5 ans sont empruntés et sont payés pendant 15 ans ».

Quoiqu'il en soit, la nouvelle Ann Bourget, plus mordante, a étonné ses adversaires. Une stupéfaction dont le candidat de Vision Québec, Marc Bellemare, a tenté de tirer parti.

« Pendant que M. Larose et M. Labeaume se préparent à répondre à l'attaque redoutable de Mme Bourget, moi, je vais vous parler de l'épicerie-école », a-t-il proposé.

Ann Bourget a néanmoins persisté pendant tout le débat. Elle a attaqué sur tous les fronts. Plus tard, à Régis Labeaume qui a noté le manque de courtoisie des gens de Québec, elle a répondu : « Je ne pense pas que les francophones sont moins polis que les gens qui habitent sur le reste de la planète, là ».

Ces propos ont enthousiasmé l'auditoire et ont été suivis d'une salve d'applaudissements. Il faut dire que les partisans du RMQ étaient nombreux parmi la foule.

Mardi 13 novembre 2007

 

Ann Bourget (Photothèque Le Soleil)
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Ann Bourget
Photothèque Le Soleil

Ann Bourget prend une confortable avance dans la course à la mairie de Québec. Selon un sondage Unimarketing–Le Soleil–FM 93,3, la chef du Renouveau municipal mène avec 33 % des intentions de vote, soit le double de son plus proche rival, Régis Labeaume.

Ce dernier récolte 16 % des voix, contre 13 % pour Marc Bellemare et 8 % pour Claude Larose. Pierre Dolbec et Christian Légaré obtiennent respectivement 3 % et 2 % des intentions de vote, alors que les neuf autres candidats se partagent un maigre 6,2 % des voix.

Fait à noter, plus d’un électeur sur cinq (22 %) est toujours indécis, à trois semaines du vote.

Les appuis d’Ann Bourget sont par ailleurs aussi forts dans l’ancienne ville que dans la banlieue fusionnée, avec 33 %. Son score fluctue plutôt par arrondissement. C’est dans celui de Charlesbourg, où elle a lancé sa campagne, qu’elle récolte son meilleur score (42 %), suivi de La Cité et de Sainte-Foy–Sillery (39 %), fief de la défunte mairesse Andrée Boucher.

En plus d’une «confortable avance», «plusieurs signes indiquent qu’Ann Bourget peut compter sur des intentions de vote solides», affirme Raynald Harvey, président d’Unimarketing. Sa force réside notamment dans le fait d’incarner à la fois le renouveau et la continuité à la tête de la Ville, dit-il.

Lorsqu’on interroge les électeurs sur leur deuxième choix, la chef du RMQ arrive aussi en tête de liste, ralliant ainsi les partisans de Marc Bellemare et de Claude Larose. «C’est la seule qui score de façon assez importante», souligne M. Harvey.

De plus, le quart des partisans d’Ann Bourget et de Régis Labeaume n’ont pas envisagé de second choix, «signe d’une plus grande fermeté dans les intentions de vote de ces deux candidats», ajoute-t-il.


Vers un face-à-face?


Par ailleurs, 74 % des partisans de Mme Bourget et de M. Labeaume se disent intéressés par la campagne, contre seulement 51 % pour ceux de Marc Bellemare. Ils sont aussi plus nombreux à avoir voté en 2005.

«Il y a donc plus de chance qu’ils aillent voter le 2 décembre», souligne le président d’Unimarketing.

Autant d’indices qui font croire que la «course à trois et demi» que l’on observe présentement pourrait se transformer, le jour du vote, en un «face-à-face» entre Ann Bourget et Régis Labeaume, prédit M. Harvey.

Mais le portrait peut toutefois changer rapidement, ajoute-t-il. Marc Bellemare vient tout juste d’entrer en scène et sa campagne vient à peine de démarrer.

Le chef de Vision Québec demeure toutefois handicapé par la course à la mairie menée en 2005, dans laquelle il avait vu fondre ses appuis, poursuit M. Harvey :

«En politique, c’est un peu comme en affaires : quand on perd la confiance de ses clients, c’est très difficile de remonter.»


Le vote Boucher


Ann Bourget parvient aussi à bien tirer son épingle du jeu à la lumière des votes exprimés en 2005. Elle conserve la majorité des votes du RMQ alors représenté par Claude Larose (60 %) tout en s’accaparant le tiers des électeurs de Marc Bellemare (31%) et plus du quart de ceux de Mme Boucher (27 %).

De son côté, Régis Labeaume rafle 25 % des voix de l’ancienne mairesse alors que Claude Larose, qui se présente cette fois avec l’Action civique, ne parvient à conserver que 11 % des votes qu’il avait recueillis en 2005.


Intérêt


Le taux d’intérêt envers le scrutin est par ailleurs «très bon», souligne M. Harvey, puisque deux résidants de Québec sur trois (65 %) se disent intéressés.

De plus, près de la totalité des indécis ont voté en 2005 et se disent intéressés, signe qu’ils iront probablement voter aussi cette année.

«Il reste encore de la place pour faire des gains d’un côté comme de l’autre», rappelle le président d’Unimarketing.

Ce sondage a été réalisé du 8 au 10 novembre auprès de 750 résidants de Québec et sa marge d’erreur est de 3,6 %, 19 fois sur 20.



SOURCE : LE SOLEIL
Mardi 23 octobre 2007
Ann Bourget

Ann Bourget (archives)

La candidate à la mairie du Renouveau municipal de Québec (RMQ), Ann Bourget, reçoit deux appuis de taille. L'ex-maire Jean-Paul L'Allier n'a pas l'intention de faire campagne à ses côtés, mais il n'hésite pas à se prononcer en sa faveur.

« On est à essayer de choisir quelqu'un qui est capable de nous faire franchir, dans la ville, une étape et je pense que Ann a toutes ces qualités-là », indique M. L'Allier.

Quant à l'ancienne ministre Margaret Delisle, c'est elle-même qui a approché Ann Bourget pour lui offrir son soutien. Elle estime Mme Bourget rassembleuse.

« Je pense qu'elle représenterait très bien la ville de Québec pour les prochaines années », dit-elle.

Un des adversaires de Mme Bourget, Claude Larose, ne se formalise pas de cet appui public. Il indique que l'appui de M. L'Allier ne l'étonne pas, car Ann Bourget représente le parti qu'il a fondé.

M. Larose, qui était le candidat du RMQ en 2005, se présente, cette fois, comme candidat indépendant.


SOURCE : RADIO-CANADA

Mercredi 17 octobre 2007

Ann Bourget bénéficie d'une longueur d'avance sur ses adversaires à la succession d'Andrée P. Boucher indique un sondage Léger Marketing réalisé pour le réseau TVA.

 

La chef du Renouveau municipal (RMQ) obtient 32 % des appuis, suivie de Claude Larose à 14 %, de Régis Labeaume à 10 %, de Pierre Dolbec à 6 % et, fermant la marche, de Christian Légaré à 4 %. Ce sondage a été pris en fin de semaine auprès de 500 répondants et il testait uniquement les noms des candidats déclarés.

 

Le nombre d'indécis est toutefois élevé à 24 % auquel il faut ajouter 10 % de répondants qui affirment qu'ils ne voteront pas ou annuleront leur vote.

 

Selon Caroline Roy de Léger Marketing, Ann Bourget jouit en ce début de campagne pleinement de sa notoriété car elle est la plus connue de tous les prétendants. «Les jeux ne sont pas faits et les prochains sondages seront déterminants. Il peut y avoir des revirements de situation» de noter Mme Roy.

 

Elle note un désintérêt profond des jeunes de 18 à 24 ans pour la politique municipale. 45 % d'entre eux ignorent pour qui voter et 25 % n'ont pas l'intention de le faire.

SOURCE : JDQ

 

Vendredi 28 septembre 2007
Claude Larose a annoncé officiellement sa candidature à la mairie de Québec hier, à la Maison Girardin de Beauport. Il se présente comme indépendant. (Le Soleil, Patrice Laroche)
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Claude Larose a annoncé officiellement sa candidature à la mairie de Québec hier, à la Maison Girardin de Beauport. Il se présente comme indépendant.
Le Soleil, Patrice Laroche

 

À l’heure où tous les candidats à la mairie de Québec promettent une gestion serrée des finances publiques, Claude Larose compte se démarquer grâce à ses réalisations et sa longue expérience en politique municipale.

À savoir ce qu’il a de plus que les autres, M. Larose le clame fièrement. « Il n’y a pas beaucoup de candidats qui ont 16 ans d’expérience (au conseil municipal). » En fait, aucun présentement.

À l’annonce officielle de sa participation à la course à la mairie, hier, l’ancien chef du Renouveau municipal de Québec (RMQ), aujourd’hui candidat indépendant, mise notamment sur sa rigueur pour charmer l’électorat. Il a d’ailleurs répondu aux allégations de la chef actuelle du RMQ, Ann Bourget, qui l’accusait d’avoir laissé le parti « dans le rouge » à son départ en 2005. « J’ai augmenté les revenus d’ExpoCité et je n’ai jamais fait de déficit au RTC », alors qu’il était président de ces deux organismes. Il rappelle aussi le succès de la revitalisation du quartier Saint-Roch auquel il a participé.

Il fait de la gestion serrée des dépenses une de ses priorités. Il dit vouloir offrir aux citoyens les qualités de gestionnaire de l’ex-mairesse avec, en prime, une vision claire du développement de la Ville. « Mme Boucher, malheureusement, ne se préoccupait pas des éléments de développement. Et elle ne s’en cachait pas. C’est diamétralement opposé à ma vision. »

Pour répondre à l’impératif de réduction des dépenses de la Ville, il s’est engagé, entre autres, à justement ne prendre aucun engagement qui ferait augmenter « significativement » le budget de fonctionnement. Il compte aussi réviser tous les budgets « à partir de zéro ».

La sensible question du renouvellement des conventions collectives l’a rattrapé. Devant les journalistes, M. Larose a dû se défendre parce que son ancien parti était au pouvoir au moment où les syndicats de la Ville ont signé les dernières conventions, jugées trop généreuses par plusieurs.

« Une grande partie des dépenses additionnelles sont dues aux exigences du gouvernement. Il fallait engager plus de pompiers et plus de policiers », dit-il, rejetant ainsi la faute. Il rappelle aussi que 80 % des employés avaient des conditions comparables d’une ville à l’autre lors de la fusion, ajoutant que tout le monde devra faire son effort dans le cadre des négociations actuelles.

Il y a trois semaines, M. Larose revenait dans la vie publique en critiquant vertement le leadership d’Ann Bourget. Cette fois, il ne porte aucune attaque. Toutefois, il a pris soin de se dissocier une autre fois du RMQ. « Je me présente avec les idées de Claude Larose, sans les contraintes d’un parti. »

À l’intention de ceux qui se présentent sans aucune expérience en politique municipale, il réitère que « Québec ne peut se permettre quelqu’un de l’extérieur. On ne peut pas s’improviser maire », conclut-il.


La liste des candidats ne cesse de s'allonger


Presque plus un jour ne passe sans que quelqu’un se porte candidat à la mairie de Québec ou soit pressenti pour le faire. L’élection coûtera cher... en encre et en papier.

Dans l’ordre, Pierre Dolbec, Pierre Bernier, Ann Bourget, Christian Légaré, Claude Gagnon et Claude Larose ont déjà annoncé qu’ils se présentent. Certains vous sont connus, d’autres pas du tout. Quelques autres, dont Ralph Mercier, François Picard, Régis Labeaume et même la Merveille masquée du Rouge et Or pourraient se présenter.

Mais qu’est-ce qui incite autant de gens à se lancer dans la course ?

Il y a ceux qui ont la politique municipale dans le sang. La candidature d’Ann Bourget, chef du Renouveau municipal de Québec, va de soi. Le retour de Claude Larose, qui cumule 16 ans de vie politique municipale, paraît tout aussi logique.

L’ex-président de la Chambre de commerce de Québec Pierre Dolbec a déjà dit au Soleil qu’il voulait mettre ses compétences au service de la Ville. Il fait le saut deux ans plus tôt qu’il ne l’avait cru. C’était prévu dans son plan de carrière.

Christian Légaré, un entrepreneur général, n’a jamais eu beaucoup de succès en politique. Mais force est de croire que ça ne le décourage pas. Après une dispute avec l’ADQ en 2003, il se fait battre comme candidat indépendant dans Chauveau. Le même sort lui arrive en 2006 aux élections fédérales. Cette fois, il tente sa chance à la mairie.

Il y a aussi des candidats relativement « anonymes » qui se présentent seulement pour exposer leurs convictions à un large auditoire, sachant qu’il n’ont aucune chance de se faire élire.

C’est le cas de Pierre Bernier, un « fou » du vélo, qui veut profiter de la campagne pour convaincre les gens d’adopter des comportements verts. Claude Gagnon, un représentant de la Coalition des aînés, veut poursuivre l’œuvre de Mme Boucher. Il avait d’ailleurs travaillé à son élection en 2005.

Ils sont déjà six officiellement dans les rangs. Presque autant réfléchissent toujours. Et dire que la campagne ne débute véritablement que le 19 octobre...



SOURCE : LE SOLEIL

Jeudi 20 septembre 2007
La chef « officielle » du RMQ, Ann Bourget, rayonnait littéralement hier soir. (Le Soleil, Raynald Lavoie)

Ann Bourget a obtenu l’aval de son parti hier soir pour représenter le Rassemblement municipal de Québec (RMQ) dans la course à la mairie. Aussitôt nommée, elle en a profité pour passer en mode offensif, décochant quelques flèches à ses adversaires.

« L’aile parlementaire m’avait donné son appui. Aujourd’hui, le conseil général me le donne. Ça me donne des ailes », a lancé la principale intéressée en guise d’introduction à son discours.

Il s’agissait presque d’une formalité. Celle qui était jusqu’à hier après-midi chef intérimaire du RMQ devait aussi avoir l’appui du conseil général du parti, représenté par une soixantaine de personnes, pour devenir la « véritable » chef. Ils ont accepté, à l’exception de quelques-uns seulement, de suspendre les règlements du RMQ pour éviter une course à la direction, quasi impossible en raison du délai nécessaire à une telle entreprise avant le début de la campagne. Ce faisant, ils ont permis la nomination de Mme Bourget, déjà forte de l’appui de son caucus de 23 conseillers.

« Vous venez de me donner la légitimité d’être candidate à la mairie de Québec. Ce soir, on est sur le bloc de départ », a-t-elle renchéri, visiblement très heureuse.


Un ton mordant


Mais le ton a rapidement changé pour devenir quelque peu mordant. « Après l’élection de 2005, on était endetté, et le capitaine (Claude Larose) avait quitté. On avait le choix de se saborder ou de se retrousser les manches. On fait une obsession de cette dette-là (plus de 100 000 $), mais on va la rembourser. C’est une tâche colossale. On est bien chancheux qu’après 16 ans de vie politique, il n’avait jamais eu la responsabilité des finances de la Ville », a lancé Mme Bourget, en parlant de
M. Larose, qui devrait d’ici quelques jours annoncer sa participation à la course à la mairie. Après s’être attaquée à l’état des finances de son parti, Ann Bourget compte maintenant rétablir celles de la Ville. « J’ai envie qu’on fasse tout pour réduire les coûts de fonctionnement. Sous ma gouverne, on ne dépensera pas l’argent qu’on n’a pas », soutient-elle, faisant référence au déficit de 12,4 millions $ de 2006.

Elle a aussi été acerbe envers le candidat Pierre Dolbec, ex-président de la Chambre de commerce de Québec. « J’ai joué au golf cet été avec M. Dolbec. Il cherchait une maison à Neuville. Il semble qu’il a changé d’avis. »

Évoquant ensuite une déclaration de ce dernier sur l’augmentation des taxes, M. Bourget a enchaîné à son endroit : « Semble-t-il qu’on peut faire des déclarations sans savoir de quoi on parle (...) Dans les deux prochaines années, la mairie de Québec ne doit pas être un centre de formation pour recrue, mais pour quelqu’un d’expérience qui veut faire avancer la Ville. »


L’équipe


Elle dit également plaindre tout ceux qui se représentent seul et qui n’ont pas la chance de travailler avec une équipe comme la sienne. Encore une fois, MM. Larose et Dolbec font les frais de cette déclaration.

Malgré le vent d’optimisme qui soufflait hier dans la salle des délégués, la candidate Bourget sait pertinemment que les prochaines semaines ne seront pas de tout repos.

« Nous devons faire une campagne de terrain. On va frapper à toutes les portes, visiter toutes les rues, rencontrer chaque citoyen. Il faut maintenant mériter la confiance des citoyens de Québec », a-t-elle conclu.

 
 
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