Dimanche 6 mai 2007

Ta cigarette au bec
Du haut du firmament
Tu dois r'garder l'Québec
Puis t'dire que c'est ben décevant
Quand tu vois les pas bons
Et tous les p'tits carriéristes
Qui s'présentent aux élections
Comme des vrais opportunistes
Mais loin de moi René
L'envie d'en beurrer épais
Ou de trop te glorifier
Le monde l'a déjà assez fait
Mais c'est quand même un peu dommage
De voir que de ton héritage
Il reste juste ma p'tit' chanson
Pis un boulevard à ton nom

Quand je r'garde ma contrée
Perdue et à l'abandon
Sans projet de société
Et m'née par des pauvres pions
Champions de la langue de bois
Et du politicaly correct
Me semble que c'pas ça
Qu'tu voulais pour le Québec

À part de ça mon Ti-Poil
La vie est-tu moins plate au ciel?
Pask'ici les temps sont un p'tit peu sombres
J'te dis ça d'même mais r'vire toi pas dans ta tombe

Toi qui étais au coeur
De cette grande révolution
Qui a mis l'Québec à l'heure
De toutes les modernisations
Tu dois être franch'ment déçu
De voir qu'on retourne en arrière
Vous qui vous étiez battus
Pour qu'on soit maîtres de nos affaires
Pour c'qui est d'la souv'rain'té
On peut pas dire que c'est la fièvre
Le projet s'est mal renouv'lé
Et on en parle du bout des lèvres
Mais quoiqu'à voir les extrêmistes
Qui se réclament patriotes
Avec leur discours passéiste
J'me dis qu'on est loin du jackpot

Si on r'garde ça René
Les enjeux ont bien changé
Et les jeunes se conscientisent
Faudrait écouter ce qu'ils disent
Et que pour bâtir un pays
Faudrait pas oublier d'inclure
Les citoyens des autres ethnies
Et leur culture

À part de ça mon Ti-Poil
La vie est-tu moins plate au ciel?
Pask'ici les temps sont un p'tit peu sombres
J'te dis ça d'même mais r'vire toi pas dans ta tombe

Pour moi l'projet idéal
S'rait d'garder les droits acquis
Et les bases fondamentales
De la social-démocratie
Tout en restant vigilant
Face aux courants mondialistes
Mais bien sûr sans pour autant
Dev'nir anti-capitalistes
Moi j'verrais un pays
Qui ferait un compromis
Entre les mots écologie
Justice et économie
Parce que bien avant ma patrie
Et toutes les politicailleries
J'prône les causes humanitaires
Et chuis amoureux de la Terre

Alors j'sais pas c'que t'en penses
Mais pour moi ça a ben du sens
De faire que'qu'chose de rassembleur
Qui f'rait d'nous des innovateurs
Une société plus équitable
Où l'dév'lopp'ment serait durable
Et là c'est sûr que j'coch'rais "oui"
Pour un pays...
Facque d'ici-là j'prends c'qu'il m'reste
De ma fierté de Québécois
Et j'te dis René, à la prochaine fois
Et j'nous dis à la prochaine fois...

SOURCE : LES COWBOYS FRINGANTS

Jeudi 1 février 2007

Ton arrière-arrière-grand-père il a défriché la terre
Ton arrière-grand-père il a labouré la terre
Et pi ton grand-père a rentabilisé la terre
Et pi ton il l'a vendu pour devenir fonctionnaire

Et pi toé mon petit gars tu sais pu ce que tu va faire
Dans ton petit trois et demi bien trop cher frète en hiver
Il te vient des envies de devenir propriétaire
Quand tu rêve la nuit d'avoir ton petit lopin de terre

Ton arrière-arrière-grand-mère elle a eu quatorze enfants
ton arrière-grand-mère en a eu quasiment autant
Et pi ta grand-mère en a eu trois c'était suffisant
Et pi ta mère en voulait pas toi t'était juste un accident

Et pi toé ma petite fille tu change de partenaire tout le temps
Quand tu fait des conneries tu t'en sauve en avortant
Mais y'a des matins tu te réveille en pleurant
Quand tu rêve la nuit d'une grande table entourées d'enfants

Ton arrière-arrière-grand-père il a vécu la grosse misère
Ton arrière-grand il ramassait les sennes noires
Et pi ton grand-père miracle est devenu millionnaire
Ton père en a hérité il l'a tout mis dans ses réers

Et pi toé petite jeunesse tu botte ton cul au ministère
Pas moyen d'avoir un prêt dans une institution banquaire
Pour calmer tes envies de holduper la caissière
D'une idée ivre qui part de simplicité volontaire

Tes arrières-arrières-grands-parents ils savaient comment fêter
Tes arrières-grands ça souignait fort dans les veillé
Pi tes grands-parents ont connu l'époque yé-yé
Tes parents c’était les discos c'est là qu'ils se sont rencontrés

Et pi toé mon ami qu'est-ce que tu fais de ta soirée
Éteint dont ta T.V. faut pas rester en cabané
Heureusement que dans vie certaines choses refusent de changer
Enfiles tes plus beaux habit car nous allons ce soir danser

Lundi 15 janvier 2007

Ton arrière-arrière-grand-père il a défriché la terre
Ton arrière-grand-père il a labouré la terre
Et pi ton grand-père a rentabilisé la terre
Et pi ton il l'a vendu pour devenir fonctionnaire

Et pi toé mon petit gars tu sais pu ce que tu va faire
Dans ton petit trois et demi bien trop cher frète en hiver
Il te vient des envies de devenir propriétaire
Quand tu rêve la nuit d'avoir ton petit lopin de terre

Ton arrière-arrière-grand-mère elle a eu quatorze enfants
ton arrière-grand-mère en a eu quasiment autant
Et pi ta grand-mère en a eu trois c'était suffisant
Et pi ta mère en voulait pas toi t'était juste un accident

Et pi toé ma petite fille tu change de partenaire tout le temps
Quand tu fait des conneries tu t'en sauve en avortant
Mais y'a des matins tu te réveille en pleurant
Quand tu rêve la nuit d'une grande table entourées d'enfants

Ton arrière-arrière-grand-père il a vécu la grosse misère
Ton arrière-grand il ramassait les sennes noires
Et pi ton grand-père miracle est devenu millionnaire
Ton père en a hérité il l'a tout mis dans ses réers

Et pi toé petite jeunesse tu botte ton cul au ministère
Pas moyen d'avoir un prêt dans une institution banquaire
Pour calmer tes envies de holduper la caissière
D'une idée ivre qui part de simplicité volontaire

Tes arrières-arrières-grands-parents ils savaient comment fêter
Tes arrières-grands ça souignait fort dans les veillé
Pi tes grands-parents ont connu l'époque yé-yé
Tes parents c’était les discos c'est là qu'ils se sont rencontrés

Et pi toé mon ami qu'est-ce que tu fais de ta soirée
Éteint dont ta T.V. faut pas rester en cavané
Heureusement que dans vie certaines choses refusent de changer
Enfiles tes plus beaux habit car nous allons ce soir danser.

SIURCE : PAROLE ET MUSIQU : MES AÏEUX

Dimanche 24 septembre 2006
 

 


 


Dès ses débuts, en 1976, Paul Piché a marqué l'histoire de la chanson québécoise. Son premier album, À qui appartient le beau temps? s'est vite imposé comme l’un des disques-clés des années 70. Depuis, Paul Piché n'a cessé d'accumuler les succès. 
 
Au cours des années 80, les disques L'escalier et Nouvelles d'Europe remportent un vaste succès populaire et, dans la foulée, Paul Piché réalise un album double enregistré au Spectrum de Montréal. En novembre 1988, après une absence de deux ans, Paul Piché revient à la charge avec le microsillon Sur le chemin des incendies. Au printemps 1989, il fait sa grande «Tournée de Montréal» sur les cinq scènes les plus importantes de la ville (au Club Soda, au Spectrum, au Théâtre Saint-Denis, au Théâtre Outremont, à la Place des Arts et au Centre sportif de l'Université de Montréal).  
 
L'année 1990 est celle de la consécration pour Paul Piché. Sur le chemin des incendies est certifié platine (100 000 copies vendues) et La Presse le nomme «Personnalité de l’année 1990, catégorie Chanson». Trois ans plus tard, est lancé L'Instant, un album intime et mature.  
 
Artiste engagé, il se fait le porte-parole des artistes québécois pour la souveraineté. Paul Piché est l'une des figures importantes du grand spectacle «Artistes pour la souveraineté», qui a lieu quelques semaines avant le référendum de 1995. L'année suivante, l’album double L’un et L’autre est lancé sur le marché et propose une rétrospective de son œuvre.  
 
En 1999, il lance, le 9e jour du 9e mois, un 9e album intitulé Le Voyage. Il y expose 9 tableaux où la vie, la mort, l’amour, le désir, le destin, la liberté et l’histoire deviennent les principaux thèmes du voyage d’un homme conscient de la force et de la fragilité de la vie.  
 
Le début de l'année 2000 est marqué par le grand retour sur scène de Paul Piché.
Samedi 10 juin 2006
PETIT MATIN
paroles et musique: Sylvain Lelièvre

Petit matin sans horizon
Petit café, fumée d'usines
Je r'garde le derrière des maisons
Les femmes sont à leur cuisine
Y a des oiseaux qui s' font la cour
Sur les fils du Bell Téléphone
Et dans l'oeil crevé de ma cour
Un 747 qui résonne

Il pousse un gros transformateur
Au coeur de ce qui fut un chêne
Sur la vitre je trace un coeur
Que la buée retrace à peine
Le transistor hurle à la mort
Des airs à faire pendre un merle
Les enfants s'amusent dehors
Dans la sloche un collier de perles

Au hasard j'ouvre le journal
Crime passionnel rue Lacordaire
Paraît qu' ça va d' plus en plus mal
Pour les mangeurs de pomme de terre
Paraît aussi qu' le Président
S'amuse à jouer à la roulette
Entr' deux annonces à la page cent
Avec c' qui reste de la planète

Moi je m'en viens à mon piano
Je trouve cet air de ma grand'mère
Et pour les mots je mets l' phono
De mon p'tit matin solitaire
Dommage que ce soit si gris
J'aurais voulu dire autre chose
Faudrait recommencer la vie
Avant de rechanter les roses (bis)
Samedi 10 juin 2006
MARIE-HÉLÈNE
paroles et musique: Sylvain Lelièvre

Marie-Hélène vient juste d'avoir vingt ans
Ça fait six mois qu'est en appartement
Sur les murs blancs d'un p'tit troisième étage,
Rue Saint-Denis, est partie en voyage.

Marie-Hélène a pourtant pas d'amant,
Juste des amis qui viennent de temps en temps
Fumer son pot, écouter sa musique...
Marie-Hélène est une fille sympathique.

REFRAIN:
C'est pas facile d'avoir vingt ans,
C'est plus mêlant qu'avant;
C'est pas facile d'avoir vingt ans...
Elle a le temps, tout le temps.

En mobilette, en métro ou à pied,
Marie-Hélène traverse la société;
Née par hasard dans le mauvais pays,
Au mauvais temps, Marie-Hélène s'ennuie.

S'ennuie de quoi? Elle le sait pas trop bien;
S'ennuie de qui? Elle le sait encore moins.
En attendant, y a eu deux mois d'ouvrage,
Un mois d'études, pi l'assurance-chômage.

REFRAIN

Le temps d'user jusqu'au dernier sillon
Son Genesis et sa Cinquième saison,
Et d'oublier les mots de Let It Be
Qui joue la nuit quand tout le monde est parti.

Mais Let It Be, c'est déjà l'ancien temps:
Marie-Hélène avait même pas dix ans!
Et c'est si loin qu'elle le sait plus par coeur,
Et c'est tout ça qui fait qu'elle a si peur!

REFRAIN

Samedi 10 juin 2006
GENS DU PAYS
paroles: Gilles Vigneault
musique: Gilles Vigneault, Gaston Rochon

Le temps que l'on prend pour dire "je t'aime",
C'est le seul qui reste au bout de nos jours.
Les voeux que l'on fait, les fleurs que l'on sème,
Chacun les récolte en soi-même
Aux beaux jardins du temps qui court.

Gens du pays, c'est votre tour
De vous laisser parler d'amour.

Le temps de s'aimer, le jour de le dire,
Fond comme la neige aux doigts du printemps.
Fêtons de nos joies, fêtons de nos rires
Ces yeux où nos regards se mirent...
C'est demain que j'avais vingt ans.

Gens du pays, c'est votre tour
De vous laisser parler d'amour.

Le ruisseau des jours aujourd'hui s'arrête
Et forme un étang où chacun peut voir
Comme en un miroir l'amour qu'il reflète
Pour ces coeurs à qui je souhaite
Le temps de vivre nos espoirs.

Gens du pays, c'est votre tour
De vous laisser parler d'amour.

Samedi 10 juin 2006
LES GENS DE MON PAYS
paroles et musique: Gilles Vigneault

Les gens de mon pays
Ce sont gens de paroles
Et gens de causerie
Qui parlent pour s'entendre
Et parlent pour parler
Il faut les écouter
C'est parfois vérité
Et c'est parfois mensonge
Mais la plupart du temps
C'est le bonheur qui dit
Comme il faudrait de temps
Pour saisir le bonheur
À travers la misère
Emmaillée au plaisir
Tant d'en rêver tout haut
Que d'en parler à l'aise

Parlant de mon pays
Je vous entends parler
Et j'en ai danse aux pieds
Et musique aux oreilles
Et du loin au plus loin
De ce neigeux désert
Où vous vous entêtez
À jeter des villages
Je vous répéterai
Vos parlers et vos dires
Vos propos et parlures
Jusqu'à perdre mon nom
Ô voix tant écoutées
Pour qu'il ne reste plus
De moi-même qu'un peu
De votre écho sonore

Je vous entends jaser
Sur les perrons des portes
Et de chaque côté
Des cléons des clôtures
Je vous entends chanter
Dans ma demi-saison
Votre trop court été
Et mon hiver si longue
Je vous entends rêver
Dans les soirs de doux temps
Il est question de vents
De vente et de gréments
De labours à finir
D'espoirs et de récolte
D'amour et du voisin
Qui veut marier sa fille

Voix noires et voix durcies
D'écorce et de cordage
Voix des pays plain-chant
Et voix des amoureux
Douces voix attendries
Des amours de village
Voix des beaux airs anciens
Dont on s'ennuie en ville
Piailleries d'écoles
Et palabres et sparages
Magasin général
Et restaurant du coin
Les ponts les quais les gares
Tous vos cris maritimes
Atteignent ma fenêtre
Et m'arrachent l'oreille

Est-ce vous que j'appelle
Ou vous qui m'appelez
Langage de mon père
Et patois dix-septième
Vous me faites voyage
Mal et mélancolie
Vous me faites plaisir
Et sagesse et folie
Il n'est coin de la terre
Où je ne vous entende
Il n'est coin de ma vie
À l'abri de vos bruits
Il n'est chanson de moi
Qui ne soit toute faite
Avec vos mots vos pas
Avec votre musique

Je vous entends rêver
Douce comme rivière
Je vous entends claquer
Comme voile du large
Je vous entends gronder
Comme chute en montagne
Je vous entends rouler
Comme baril de poudre
Je vous entends monter
Comme grain de quatre heures
Je vous entends cogner
Comme mer en falaise
Je vous entends passer
Comme glace en débâcle
Je vous entends demain
Parler de liberté

Samedi 10 juin 2006
PENDANT QUE
paroles et musique: Gilles Vigneault

Pendant que les bateaux
Font l'amour et la guerre
Avec l'eau qui les broie
Pendant que les ruisseaux
Dans les secrets des bois
Deviennent des rivières

Moi, moi, je t'aime (bis)

Pendant que le soleil
Plus haut que les nuages
Fait ses nuits et ses jours
Pendant que ses pareils
Continuent des voyages
Chargés de leurs amours

Moi, moi, je t'aime (bis)

Pendant que les grands vents
Imaginent des ailes
Aux coins secrets de l'air
Pendant qu'un soleil blanc
Aux sables des déserts
Dessine des margelles

Moi, moi, je t'aime (bis)

Pendant que les châteaux
En toutes nos Espagnes
Se font et ne sont plus
Pendant que les chevaux
Aux cavaliers perdus
Traversent des montagnes

Moi, moi, je t'aime (bis)

Pendant qu'un peu de temps
Habite un peu d'espace
En forme de deux coeurs
Pendant que sous l'étang
La mémoire des fleurs
Dort sous son toit de glace

Moi, moi, je t'aime (bis)

Samedi 10 juin 2006
SI LES BATEAUX
paroles et musique: Gilles Vigneault

Si les bateaux que nous avons bâtis
Prennent la mer avant que je revienne
Cargue ta voile, aussi la mienne
Fais comme si... fais comme si
Nous en étions toujours les capitaines
Nous en étions toujours les capitaines

REFRAIN:
Profond comme au large de l'île
Doux comme une aile d'istorlet
Loin comme l'Angleterre
Je t'aimerai
Je t'aimerai

Si les trésors dont nous avions la clé
Le plan la carte et la belle aventure
N'étaient que rêve et qu'imposture
Évoque-les... évoque-les
Par des drapeaux de plus dans les mâtures
Par des drapeaux de plus dans les mâtures

REFRAIN

Si je me fais facteur ou jardinier
Ne me viens plus parler de contrebande
Mais si tu veux que je me pende
Au grand hunier... au grand hunier
Raconte-moi que tu as vu l'Irlande
Raconte-moi que tu as vu l'Irlande

REFRAIN

 
 
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