Samedi 8 septembre 2007

Élections Canada en fait trop et alimente une controverse inutile en permettant que des femmes puissent voter le visage couvert. S’il faut révéler ses traits faciaux pour obtenir un permis de conduire, une carte d’assurance-maladie ou un passeport, il est tout à fait raisonnable d’exiger la même chose pour exercer son droit de vote. Et n’allons pas vers un compromis en acceptant que le voile tombe uniquement en présence d’une autre femme au bureau de scrutin.

Les Canadiennes qui porteraient le niqab n’auraient rien réclamé à Élections Canada. Aucune action portant sur ce point n’est non plus devant les tribunaux pour discrimination ou non-respect de la liberté religieuse, en vue de trouver un accommodement raisonnable. La nouvelle loi électorale fédérale, modifiée en juin ironiquement pour resserrer le mécanisme d’identification des électeurs, ne contient pas non plus de disposition stipulant que les femmes peuvent voter le visage couvert. Bref, il n’y avait pas de problème, mais Élections Canada en a créé un.

Un problème bien théorique, faut-il admettre, si on tient compte du nombre infinitésimal (une dizaine) de personnes visées par la décision d’Élections Canada. Un problème bien réel toutefois puisqu’il s’agit de principes et de valeurs qui sont le fondement de notre démocratie. La nécessité de bien identifier un électeur est incontournable pour préserver la confiance du public dans le processus électoral et démocratique. Ce n’est pas un détail.

La question est d’autant plus délicate qu’au Québec, le dossier des accommodements religieux a suscité ces derniers mois de vives réactions dans l’opinion publique. Élections Canada aurait dû en tenir compte avant d’agir.

Il fallait voir hier la déception d’une porte-parole québécoise du Congrès islamique canadien, bien consciente du tort que la décision d’Élections Canada causerait dans les relations entre musulmans et les autres membres de la société québécoise. La veille, le président du Congrès avait rappelé pour sa part que dans plusieurs pays musulmans, les gens doivent être identifiés à visage découvert à l’occasion d’élections.

Si le Congrès islamique estime que le système électoral devrait exiger que les femmes voilées montrent leur visage, il suggère par ailleurs qu’elles puissent le faire devant une autre femme et à l’abri du regard des hommes. Le Canada et le Québec ne doivent pas acquiescer à une telle demande.

L’égalité entre les hommes et les femmes prévaut au pays. C’est une valeur fondamentale qui n’est pas négociable. Si on permet aux femmes de voter à l’abri du regard des hommes, va-t-on accepter qu’elles soient éduquées, qu’elles travaillent et qu’elles accouchent dans nos établissements publics toujours à l’abri du regard des hommes ?

Certes, les femmes ont acquis avec peine le droit de vote. Accepter que certaines puissent l’exercer seulement à certaines conditions n’est cependant pas possible. Ce serait nous engager sur une piste beaucoup trop glissante.

Voter est un droit, mais non un droit absolu. Des conditions s’appliquent. Voter est une action fort importante, mais très ponctuelle. Il n’est donc pas déraisonnable d’exiger d’une personne qu’elle renonce momentanément au port d’un niqab ou d’une burqa, le temps d’exprimer un choix politique sur un bulletin de vote le jour du scrutin. Le Canada ne contreviendrait sûrement pas à sa Charte des droits et libertés en posant cette exigence. Élections Canada se montre trop prudent et conciliant.

Comme l’avait fait au printemps son homologue québécois Marcel Blanchet, le directeur général des élections fédérales devrait modifier son approche. Les gouvernements de Québec et d’Ottawa devraient quant à eux préciser leur loi électorale pour qu’il n’y ait plus d’ambiguïté.



SOURCE : LE SOLEIL

Mercredi 25 juillet 2007

Sitôt nommé, sitôt critiqué. L’organisme B’nai Brith demande au chef libéral Stéphane Dion de congédier Jocelyn Coulon, le candidat qu’il vient de choisir pour l’élection partielle dans Outremont. On lui reproche notamment des « préjugés anti-Israël ».

Dans un communiqué émis en fin de journée vendredi, jour de l’intronisation de M. Coulon, le B’nai Brith écrit que l’analyste et chroniqueur a fait preuve, au cours des dernières années, d’une « attitude hostile envers Israël ». Selon l’organisme, « ses discours antiaméricains et ses appels demandant la fin de l’isolement d’un gouvernement contrôlé par le Hamas [...] devraient lui interdire d’être le candidat du Parti libéral ».

« M. Coulon a émis plusieurs opinions qui vont à l’encontre de la politique de son parti », indique au Devoir Moïse Moghrabi, conseiller juridique de B’nai Brith Canada - région du Québec. « Il ne voit pas de problème à ce qu’on discute avec le Hamas, une organisation criminelle. Ensuite, il affirme que l’Iran ne représente pas une menace pour l’Occident, tout comme il a écrit que la menace terroriste islamiste était insignifiante. Ce n’est pas acceptable pour nous. »

M. Moghrabi estime que Jocelyn Coulon ne pourrait pas « être ministre de la Défense d’un prochain gouvernement. Ses idées ne sont pas conformes à la politique traditionnelle canadienne. »

Interprétation exagérée

Mais cette opinion n’est pas partagée par l’ensemble de la communauté juive. Le comité Québec-Israël trouve en effet exagérée l’interprétation du B’nai Brith et il estime que M. Coulon a tout à fait le droit d’être candidat libéral dans Outremont. « C’est vrai qu’il a une position sévère envers la question du Moyen-Orient et sur la politique d’Israël, mentionne Philippe Elharra, directeur des relations publiques. Mais nous connaissons bien M. Coulon, ainsi que la position du PLC sur le Moyen-Orient : nous présumons qu’il défendra maintenant cette position. »

Le principal intéressé s’est montré surpris de la sortie du B’nai Brith. « J’ai toujours dit que je suis un ami d’Israël, mais un ami critique. Israël est la seule démocratie de cette région, c’est notre alliée. Ce qui ne m’empêche pas d’avoir une position critique sur plusieurs de leurs politiques. »

M. Coulon rejette toute accusation d’être « anti-israélien, antiaméricain ou pro-Hamas : je ne vois absolument pas où ils vont chercher ça ». Par rapport au Hamas, l’ancien chercheur mentionne qu’il y a une différence entre maintenir une ligne de communication obligée pour venir en aide à plus d’un million de personnes coincées à Gaza, et « entretenir des relations [officielles] avec le Hamas, ce qui est hors de question ».

« On ne peut pas sortir une ligne à gauche et à droite d’un texte. Si on veut me juger, il faut le faire sur la totalité de ce que j’ai écrit », dit Jocelyn Coulon, qui reconnaît que sa pensée a pu évoluer au fil du temps. « Quand je chronique, j’ai un ton de chroniqueur. Là, je suis candidat et je suis très confortable avec la position de mon parti. C’est celle que je défends et que je vais défendre, [...] parce qu’elle est en accord avec ma philosophie de paix et de sécurité. »

La population juive comptant pour environ 15 % de la population d’Outremont, le B’nai Brith a indiqué hier qu’il distribuerait des copies de certaines chroniques de M. Coulon qu’il juge controversées, « pour que les électeurs comprennent ». M. Coulon affirme de son côté qu’il a déjà commencé à tisser des liens avec la communauté et il se dit convaincu que les gens comprendront le sens exact de ses positions.



SOURCE : LE DEVOIR

Mercredi 18 juillet 2007

La population canadienne glisse de plus en plus vers le vieillissement à cause des baby-boomers.

C'est ce qui ressort des données sur l'âge et le sexe d'après le recensement de 2006 de Statistique Canada.

Le Portrait de la population canadienne en 2006 établit trois constats:

  • le nombre de personnes âgées de 65 ans et plus a dépassé la barre des 4 millions pour la première fois;
  • les baby-boomers formaient la génération la plus importante en 2006;
  • la population active ayant de 15 à 64 ans est de plus en plus âgée.

 

Les baby-boomers

Le portrait de la population précise que le nombre de personnes âgées de 55 à 64 ans a atteint un sommet l'an dernier, à près de 3,7 millions d'individus. Avec une hausse de 28,1 %, ce groupe a affiché la croissance la plus forte entre 2001 et 2006.

Dans le même temps, l'ensemble de la population canadienne a progressé de 5,4 %.

L'augmentation rapide du nombre de travailleurs âgés de 55 à 64 ans s'explique par l'arrivée, en 2001, des premiers baby-boomers. Ils représentaient 30 % de la population canadienne l'an dernier.

Selon les données, les jeunes travailleurs suffisent à peine à remplacer les travailleurs qui approchent de la retraite. Entre 2001 et 2006, la population âgée de 15 à 24 ans n'a augmenté que de 5,3 %. Dans les années 1970, pour chaque personne âgée de 55 à 64 ans, on comptait 2,3 individus âgés de 15 à 24 ans. En 2006, ce ratio n'était plus que de 1,1.

Selon les projections démographiques, dans une dizaine d'années environ, le Canada pourrait compter plus de personnes en âge de quitter la population active que de personnes en âge d'y entrer.

Les personnes âgées et les enfants

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Photo: Radio-Canada

Le nombre de Canadiens de 65 ans et plus a augmenté depuis 2001, passant de 13 % de la population totale, à 13,7 % en 2006.

Un Canadien sur sept faisait partie de ce groupe d'âge. Des 4 335 255 personnes de ce groupe, 56 % étaient des femmes.

En revanche, le nombre d'enfants âgés de 14 ans et moins a diminué de 2,5 % par rapport à 2001 et s'établissait à 5 579 840 en 2006.

C'est la deuxième baisse consécutive de l'effectif de ce groupe d'âge.

Ce groupe représentait 17,7 % de la population en 2006, le taux le plus faible observé jusqu'ici au Canada. C'est un recul de 19,1 % par rapport à 2001.

Selon les dernières projections démographiques, les personnes âgées pourraient surpasser en nombre les enfants de 14 ans et moins dans une dizaine d'années. La croissance de la population âgée commencera à s'accélérer en 2011, au moment où les premiers baby-boomers franchiront le cap des 65 ans.

Les causes du vieillissement de la population

Selon Statistique Canada, deux facteurs expliquent le vieillissement progressif de la population:

  • la faible fécondité;
  • l'augmentation de l'espérance de vie.
La fécondité s'établit maintenant à environ 1,5 enfant par femme. Depuis le début des années 1970, elle est sous le seuil de remplacement des générations, fixé à 2,1 enfants par femme.

 

L'espérance de vie des Canadiens a considérablement augmenté au cours du 20e siècle et atteint désormais 82,5 ans chez les femmes et 77,7 ans chez les hommes. En raison de cette hausse, plus de Canadiens franchissent le cap des 65 ans et vivent plus longtemps après cet âge.

 

Deux indicateurs de la structure par âge de la population ont été retenus dans le cadre de la présente analyse

  1. la proportion de personnes âgées de 65 ans et plus;
  2. la proportion d'enfants âgés de 14 ans et moins.
Une population sera considérée comme plus âgée qu'une autre lorsque sa proportion de personnes âgées y sera plus importante. Une population sera considérée plus jeune si les enfants y sont proportionnellement plus nombreux.

 

 


SOURCE : RADIO-CANADA
Lundi 18 juin 2007

Depuis quelques mois, on parle beaucoup, avec raison, des problèmes de Stéphane Dion à la tête du Parti libéral. Au point qu’ils font écran devant les difficultés encore plus grandes de son opposant conservateur, Stephen Harper.

Il est surprenant, en effet, de constater que les conservateurs sont incapables de tirer profit des déboires de leur adversaire libéral. En fait, c’est même pire que ça : les conservateurs perdent du terrain face aux libéraux.

Malgré un budget ouvertement électoraliste et une autre visite-surprise en Afghanistan, Stephen Harper a perdu la bataille de la session qui s’achève. On assiste clairement à la fin de la lune de miel entre le premier ministre et les Canadiens, et la seule raison pour laquelle les conservateurs ne descendent pas encore davantage, c’est que les électeurs ne sont pas très attirés par Stéphane Dion.

Il y a deux mois, après le dépôt du budget fédéral, le Parti conservateur semblait pourtant sur une lancée qui pouvait, selon les sondages, lui permettre de rêver d’une majorité. La performance inattendue de l’ADQ aux élections québécoises ouvrait par ailleurs de nouveaux fronts pour les bleus au Québec.

À peine 10 semaines plus tard, tout cela s’est évaporé. Stephen Harper a manqué sa fenêtre électorale au mois d’avril. Même les libéraux le reconnaissent.

Selon la maison de sondage Decima, les conservateurs recueillaient à la fin mars 35% des intentions de vote, les libéraux 31%, le NPD 13% et les verts, 10%. Au Québec, le PC devançait les libéraux (25% contre 20% ; le Bloc avait 34%) pour la première fois depuis des mois.

Nouveau coup de sonde de Decima, cette semaine : les libéraux reprennent les devants dans l’ensemble du pays avec 32% ; les conservateurs ont 29%, le NPD 18% et les verts, 9%. La glissade est encore plus marquée au Québec : le Bloc a 38%, les libéraux 23% et le parti de Stephen Harper, seulement 16%. Comme les appuis des conservateurs sont très élevés dans la grande région de Québec, cela veut dire qu’il ne leur reste que des miettes ailleurs, en particulier à Montréal.

Les conservateurs sont par ailleurs toujours incapables de percer en Ontario, la province clé d’une majorité. Ils sont à la traîne par six points de pourcentage, à 33%, alors que le PLC a 39%.

C’est encore pire en Atlantique, où les conservateurs recueillent 31% des intentions de vote contre 37% pour les libéraux et 20% pour le NPD.

Que s’est-il passé pour que la chance tourne aussi vite pour les bleus ? Plusieurs petites choses.

D’abord, les Canadiens sont majoritairement opposés à la prolongation de la mission canadienne en Afghanistan, alors que leur premier ministre a laissé planer le doute à ce sujet lors de sa visite-surprise en sol afghan le mois dernier.

L’imbroglio entourant le paiement par la Défense des funérailles d’un soldat canadien mort en Afghanistan n’a certes pas aidé non plus l’image du gouvernement dans l’opinion publique. Idem pour les contradictions à propos du traitement des prisonniers talibans.

Sur un autre front, celui de l’environnement, il semble que le premier ministre Harper ait eu plus de succès auprès de ses homologues du G8 qu’auprès des Canadiens quand il leur a expliqué pourquoi le Canada tournait définitivement le dos au protocole de Kyoto.

En outre, la promesse non tenue au sujet des fiducies de revenus hante toujours les conservateurs. Leur entêtement à vouloir supprimer certains programmes (comme le programme de contestation judiciaire) nuit aussi à leur image.

Le principal foyer d’incendie, toutefois, se trouve en ce moment dans les provinces de l’Atlantique, en guerre ouverte contre Stephen Harper depuis plusieurs semaines. Les premiers ministres - conservateurs, faut-il le rappeler - de Terre-Neuve et de la Nouvelle-Écosse accusent leurs cousins fédéraux d’avoir renié dans leur dernier budget leur promesse de ne pas inclure les revenus des ressources naturelles dans le calcul de la péréquation. Irrité, M. Harper a mis au défi les deux provinces de traîner le fédéral devant les tribunaux pour tester leur interprétation du budget. La menace plutôt macho a été mal reçue en Atlantique, on s’en doute. Ailleurs au pays aussi, visiblement. Le premier ministre néo-démocrate de la Saskatchewan, Lorne Calvert, a pris la balle au bond et menace de recourir aux tribunaux pour contester la formule de péréquation d’Ottawa. Politique 101 : ne laissez jamais un conflit régional dégénérer en crise nationale...

Pour un chef politique qui avait promis de reconstruire le pays en respectant les provinces, c’est mal parti.

Dans les deux autres provinces de l’Atlantique, le Nouveau-Brunswick et l’Île-du-Prince-Édouard, les gouvernements conservateurs de Bernard Lord et de Pat Binns ont été remplacés par des libéraux. Le terrain déjà peu fertile pour les conservateurs fédéraux est devenu soudainement encore un peu plus aride.

Les accrochages de M. Harper avec les provinces de l’Est sont d’autant plus ironiques quand on se souvient de ses déclarations controversées, en 2002, à propos du « défaitisme » et de la « culture de l’échec » de cette région.

« Il y a malheureusement cette perception trop répandue dans la région de l’Atlantique que c’est seulement grâce aux coups de pouce du gouvernement qu’on peut espérer un développement économique », avait dit Stephen Harper, alors chef de l’Alliance canadienne.

Aujourd’hui, cinq ans plus tard, ces provinces sortent de leur statut d’assistées sociales de la fédération canadienne et se battent pour garder les dividendes de leurs ressources énergétiques. Et leur bataille pourrait priver M. Harper de son insaisissable majorité.

C’est ce que l’on appelle un retour de balancier



SOURCE : LA PRESSE

Jeudi 14 juin 2007

Le Nouveau Parti démocratique s’inquiète de l’explosion des fonds destinés à la fête du Canada, cette année.

Un programme du ministère du Patrimoine qui s’élevait à 2,1 millions $ pour la fête du premier juillet de 2005, distribuera 10 fois plus d’argent cet été, soit 21 millions $.

Le député néo-démocrate Charlie Angus estime que les dépenses destinées à ce programme pour les fêtes du premier juillet de 2006 et 2007, soit 30 millions $, sont égales aux fonds disparus des programmes affamés par la ministre du Patrimoine, Bev Oda, comme ceux destinés à soutenir financièrement les musées.

Il réclame que la ministre prouve que les 21 millions $ seront distribués équitablement à travers les 308 circonscriptions canadiennes, cet été. Il souligne que lorsqu’ils occupaient les bancs de l’opposition, les conservateurs accusaient le gouvernement libéral d’utiliser l’argent destiné à la fête du Canada pour acheter des votes dans les comtés libéraux.

Le député Angus dit que 21 millions $, c’est beaucoup pour acheter du gâteau, des ballons et des feux d’artifice pour célébrer le premier juillet.

Fête du Canada : Ottawa nie avoir décuplé les fonds

Le Nouveau Parti démocratique s’inquiète de l’explosion des fonds destinés à la fête du Canada, cette année.

Le député néo-démocrate Charlie Angus reproche à un programme du ministère du Patrimoine qui s’élevait à 2,1 millions $ pour la fête du premier juillet de 2005, de distribuer 10 fois plus d’argent cet été, soit 21 millions $.

La ministre du Patrimoine, Bev Oda, assure que les chiffres du député sont faux. Selon la ministre, le budget de la fête s’élevait déjà à 7 millions $ en 2005. Quant à la différence entre le budget de 2005 et celui de 2007, elle s’explique, selon la ministre, par les sommes additionnelles accordées aux fêtes du 400ième de la ville de Québec et aux célébrations de la journée du multiculturalisme et de la journée des autochtones.

Le député Angus réclame que la ministre prouve que l’argent sera distribué équitablement à travers les 308 circonscriptions canadiennes, cette année. Il souligne que lorsqu’ils occupaient les bancs de l’opposition, les conservateurs accusaient le gouvernement libéral d’utiliser l’argent destiné à la fête du Canada pour acheter des votes dans les comtés libéraux.

La ministre Oda, elle, relance le député néo-démocrate en lui demandant laquelle de ces fêtes subventionnées par son ministère ne mérite pas de l’être.



SOURCE : PRESSE CANADIENNE

Mercredi 30 mai 2007
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Option Canada - Le Bloc veut une commission d'enquête, le fédéral refuse
Gilles Duceppe 
© Photo d'archives PC

Le gouvernement fédéral n'a pas l'intention de s'excuser auprès des Québécois, encore moins de mettre sur pied une commission d'enquête publique pour faire toute la lumière sur Option Canada, comme le demande le Bloc québécois.

Consacrant tout son temps de question aux conclusions du rapport sur Option Canada, le Bloc a réclamé ce mardi une commission d'enquête qui servirait à aller creuser là où le juge Bernard Grenier n'a pu mettre son nez, soit du côté des opérations du camp fédéraliste, à Ottawa.

Le chef du Bloc, Gilles Duceppe, a dit exiger entre autres des excuses de la part du gouvernement fédéral, «mais on veut cette enquête publique que ne pouvait faire le juge Grenier, qui ne pouvait pas enquêter sur les agissements du gouvernement fédéral. On veut savoir ce qui s'est passé, où est allé cet argent», a expliqué M. Duceppe.

Le gouvernement conservateur a rapidement mis un frein aux demandes du Bloc. Selon le premier ministre Stephen Harper, les événements, qui remontent à 12 ans, ont déjà fait l'objet d'enquêtes et l'affaire est classée.

«Un des premiers gestes de ce gouvernement a été de couper les finances du Conseil de l'unité canadienne qui est la base des finances d'Option Canada. Je pense, en effet, que nous avons enquêté à ce sujet», a fait valoir M. Harper, en Chambre.

Cette réponse a fait sortir le chef du Bloc de ses gonds. «C'est des agissements illégaux et immoraux et M. Harper les cautionne en refusant de faire la lumière sur ça, a lancé M. Duceppe. C'est un comportement antidémocratique du même type que Jean Chrétien a fait preuve dans le passé.» Le premier ministre Jean Chrétien était premier ministre du Canada à l'époque où se sont déroulés les événements mis en lumière.

De son côté, le ministre des Transports, Lawrence Cannon, n'a pas mis de temps à fermer la porte à la demande d'excuses. «Je ne crois pas que c'est opportun de passer notre temps à nous excuser. Tout a été dit», a résumé M. Cannon.

Le rapport publié mardi par le juge à la retraite Grenier conclut que deux organismes financés par le gouvernement fédéral (Option Canada et le Conseil pour l'unité canadienne) ont enfreint la loi électorale du Québec à hauteur de 539 000 $, pendant la campagne référendaire de 1995.

Le Bloc est le seul parti à réclamer une enquête publique. Pour le chef libéral, Stéphane Dion, elle n'est pas nécessaire et il est d'avis que, dans la perspective où elle serait mise en oeuvre, une enquête du côté du camp du Oui serait alors appropriée. Le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Jack Layton, croit pour sa part que toute cette question est maintenant du ressort de l'Assemblée nationale.

L'ancienne ministre libérale Lucienne Robillard, vice-présidente de la campagne pour le clan fédéraliste, sort indemne de l'enquête. Le commissaire conclut qu'elle n'était pas au courant des irrégularités.

«C'est malheureux que ce se soit produit mais, par ailleurs, on s'aperçoit que la situation n'a pas l'ampleur qu'on disait», a souligné Mme Robillard, à sa sortie des Communes, qui estime elle aussi que des excuses ne sont pas nécessaires parce qu'aucun politicien n'est blâmé dans le rapport.

L'ex-juge Grenier note aussi dans son rapport que deux fonctionnaires de l'époque ont pris un congé sans solde pour travailler à la campagne du Non, mais ont été rémunérées par le bureau du premier ministre Jean Chrétien. L'une d'elles, Michèle d'Auray, est actuellement présidente de l'agence de Développement économique du Québec.

Le ministre responsable de ce portefeuille, Jean-Pierre Blackburn, ne semble pas remettre en question sa confiance en celle qui occupe la plus haute fonction au sein de cet organisme. Il a de plus indiqué que la nomination des sous-ministres ne relevait pas de lui. 



SOURCE : PRESSE CANADIENNE

Mercredi 16 mai 2007
Ottawa - Le gouvernement est un beau parleur, petit faiseur
Le commissaire aux langues officielles, Graham Fraser 
© PhotoPC/Fred Chartrand

Les belles paroles du gouvernement conservateur en matière de langues officielles ne se traduisent pas en des gestes concrets, dénonce le commissaire aux langues officielles, Graham Fraser, qui dit s'inquiéter du glissement qui s'opère dans les institutions fédérales.

 

Diplomate, M. Fraser a lancé d'entrée de jeu que le premier ministre Stephen Harper montre l'exemple lorsqu'il prend la parole publiquement en utilisant autant l'anglais que le français. Mais là s'arrêtent les louanges.

En matière de langues officielles, il faut que le gouvernement aille plus loin que l'image, critique le commissaire.

«Il y a un fossé entre le discours et les gestes, et ce fossé-là doit être rempli», a soutenu M. Fraser en conférence de presse, mardi.

Le rapport annuel constate que, trop souvent, l'approche des ministères fédéraux est de faire le minimum ou encore de ne penser qu'aux langues officielles après coup.

Bref, de façon générale, la situation des langues officielles au pays ne s'est pas améliorée et, dans certains cas, s'est même détériorée. Et la vision du gouvernement ne semble pas rassurer le chien de garde des langues officielles.

Questionné aux Communes, le premier ministre Harper a défendu les actions de son gouvernement et s'est plu à citer le rapport qui lui attribue personnellement un «comportement exemplaire».

Loin d'être d'accord avec le premier ministre, l'opposition lui a rappelé qu'une façade n'était pas suffisante.

Le néo-démocrate et acadien Yvon Godin croit que cette façon de faire du premier ministre est motivée d'abord par des visées électorales, pour plaire au public.

Pour le Bloc québécois, l'image des conservateurs cache une réalité inquiétante. «Je pense qu'ils cachent un mépris profond et on voit repointer ce vieux fond réformiste qui disait que le bilinguisme, c'était nuisible au Canada», a fait valoir le chef du Bloc, Gilles Duceppe.

Devant les compressions budgétaires annoncées l'automne dernier dans plusieurs programmes, le commissaire Fraser s'interroge sur la volonté du gouvernement de respecter la loi. Il cite en exemple les coupes aux budgets de Condition féminine Canada, aux programmes d'alphabétisation et au Programme de contestation judiciaire.

Le bureau du commissaire a été inondé de plaintes à la suite de ces compressions et a ouvert des enquêtes.

Dans son rapport d'enquête préliminaire remis aux plaignants la semaine dernière, le commissaire aux langues officielles estime que le gouvernement Harper a contrevenu à la loi et a bafoué les droits des minorités linguistiques en sabrant dans ces programmes.

Le gouvernement «n'a pas pris en compte les répercussions sur les communautés de langue officielle», a souligné le commissaire, mardi.

Questionné aux Communes une fois de plus sur la disparition du Programme de contestation judiciaire, M. Harper a réitéré que «la priorité de ce gouvernement, ce n'est pas de payer des avocats, c'est de donner des services directs aux communautés linguistiques minoritaires».

Le problème, c'est qu'en termes de services, le gouvernement conservateur doit encore faire ses preuves.

Le rapport indique que le gouvernement ne semble pas avoir assimilé les nouvelles dispositions de la Loi sur les langues officielles, adoptées en 2005. La loi prévoit maintenant que les institutions fédérales prennent des mesures positives pour favoriser les communautés linguistiques en situation minoritaire.

M. Fraser exhorte aussi le gouvernement de dévoiler rapidement ce qu'il entend faire pour poursuivre les efforts de l'actuel plan sur les langues officielles, présenté par les libéraux en 2003, et qui vient à échéance en mars 2008.

Ce plan d'action libéral a investi 787 millions $ en cinq ans pour développer des services d'enseignement, en santé ou en formation linguistique de fonctionnaires. De l'avis de M. Fraser, le plan libéral a permis des avancées et, «si on s'arrête maintenant», tous les progrès seront perdus.

Cette recommandation du commissaire fait déjà partie du travail de la ministre responsable des Langues officielles, Josée Verner.

Elle a affirmé qu'elle poursuivait ses consultations auprès des groupes. «On est en train de travailler très fort sur l'après 2008», a soutenu Mme Verner à sa sortie des Communes, ajoutant qu'il y aura un plan pour les langues officielles.

Pour améliorer le rendement des institutions, le commissaire Fraser recommande aussi que tous les gestionnaires incitent les employés de première ligne à offrir, dès le premier contact, la possibilité d'être servi dans l'une des deux langues officielles.

Les bulletins de rendement font état de reculs marqués dans bien des ministères et organismes. The Commissioner of Official Languages Graham Fraser gestures after the release of his annual report during a news conference in Ottawa, Tuesday May 15 2007. (CP PHOTO/) CANADA 



SOURCE : PRESSE CANADIENNE

Dans son premier rapport au Parlement, l'ancien journaliste en poste depuis l'an dernier dresse un constat sévère de la situation, une réalité exacerbée par les compressions budgétaires annoncées en septembre 2006 par le gouvernement conservateur.
Mardi 15 mai 2007
 
Gilles Duceppe de retour à Ottawa

Gilles Duceppe de retour à Ottawa

Moins de 48 heures après qu'il se fut retiré de la course à la direction du Parti québécois, Gilles Duceppe a été reconfirmé, lundi, dans ses fonctions de chef du Bloc québécois.

Accueilli par une ovation de ses députés, le chef souverainiste, visiblement ému, a circulé parmi la députation bloquiste en distribuant poignées de main et accolades avant de prendre la parole.

« Ce matin, je veux vous parler à coeur ouvert. Mais ça, on va le faire tout seul malheureusement. J'ai des choses à vous dire », a-t-il commencé par dire, avant que les journalistes ne se retirent.

La discussion qui s'est ensuivie s'est déroulée derrière des portes closes, mais les commentaires faits par les députés bloquistes qui arrivaient pour la réunion ne laissaient planer aucun doute sur l'issue du vote de confiance.

« On dit souvent qu'on juge les grands hommes par les actions. Je pense que M. Duceppe, en choisissant la cause, a démontré qu'il en était un grand », a soutenu la députée Caroline Saint-Hilaire, qui résumait ainsi les dires de plusieurs de ses collègues.

Anticipant l'issue de la rencontre, son collègue Bernard Bigras avait lancé: « C'est un message important. Les députés du Bloc actuellement représentent une majorité de la population québécoise, et il n'y a pas un Denis Coderre qui va pouvoir passer au travers de Gilles Duceppe si ses députés sont derrière lui. »

Mea culpa

Au terme de la réunion du caucus, les bloquistes y sont allés d'une démonstration d'unité en se tenant debout derrière leur chef, lors d'un premier point de presse organisé par Gilles Duceppe depuis qu'il avait déclaré, mercredi dernier, qu'il réfléchissait à son avenir.

Sourire crispé et traits tirés, M. Duceppe a commencé par dire que la réunion avait donné lieu à de « très bons échanges » et qu'il y avait eu « beaucoup d'amour ». Il a ensuite déclaré qu'il assumait pleinement son « erreur » de vendredi dernier, quand il a annoncé par voie de communiqué qu'il briguait la direction du PQ.

Il a ensuite assuré qu'il avait toujours le goût de poursuivre son travail à Ottawa. « La question, a-t-il dit, n'était pas de savoir si j'avais envie de poursuivre le travail à Ottawa ou à Québec, mais comment mieux contribuer à la souveraineté. »

« Avec Pauline, ce ne sera pas un duel, mais un duo. Pour la promotion de la souveraineté, pour la défense des intérêts du Québec ici, à Ottawa, et avec le PQ pour la gouvernance du Québec, pour travailler également au repositionnement du mouvement souverainiste. » — Gilles Duceppe

Le chef du Bloc québécois soutient que l'allocution prononcée dimanche par Pauline Marois correspondait « exactement » à sa vision des choses. « On est vraiment sur la même longueur d'onde et on travaillera main dans la main », a-t-il affirmé.

M. Duceppe a ensuite donné quelques explications sur ce qui s'était passé la semaine dernière.

« Vendredi matin, j'étais plutôt décidé à ne pas y aller. Mais j'ai été obnubilé par une question, un argument - souvent porté par les adversaires et également par les commentateurs: "il n'y a pas été en 2005, il n'y va pas encore..." » — Gilles Duceppe

« Et s'il y a une résolution que j'ai prise au caucus - et je l'ai dit à mes gens - c'est de ne plus jamais relever de défis contre mes émotions. Je me suis dit: on arrête de regarder les conditions objectives [...], j'y vais. C'est une erreur! » Levant les yeux au ciel, Gilles Duceppe s'est alors exclamé:

« Comment moi, qui suis si méthodique, ai pu faire une erreur de même? Je ne le sais pas. » — Gilles Duceppe

Le politicien de 59 ans a alors cité le député Makka Kotto en disant: « Ce n'est pas à la hauteur dont un homme tombe qu'on le juge, mais à la vitesse à laquelle il se relève. » Il a conclu en disant: « Je ne voulais pas persister dans l'erreur. »

Sur une note plus personnelle, Gilles Duceppe a ajouté qu'il ne prendrait plus jamais de décision sans qu'il en ait discuté face à face avec sa femme, Yolande.

M. Duceppe affirme qu'il mènera le Bloc québécois à la prochaine élection fédérale dans la mesure où les membres du parti lui réitèrent à leur tour leur confiance lors du conseil général

 

 

SOURCE : RADIO-CANADA

Mardi 24 avril 2007
Au Canada, le PC obtient 39 % des intentions de vote contre 27 % pour le PLC

L’effet Mario Dumont profite grandement à Stephen Harper. Ainsi, selon ce qu’indique un nouveau sondage Léger Marketing, les conservateurs sont maintenant au coude à coude avec les bloquistes au Québec, laissant les libéraux à la traîne.

Profitant du sillon creusé par les adéquistes, les conservateurs fédéraux sont plus populaires que jamais au Québec. Avec un gain de 8 % dans les intentions de vote depuis trois semaines, le parti de Stephen Harper a maintenant rejoint le Bloc québécois en tête des sondages, loin devant les libéraux.

L’avancée est majeure au Québec. Selon des chiffres dévoilés hier par Léger Marketing et issus d’un sondage national, les conservateurs sont en pleine ascension dans la province depuis les élections du 26 mars. Sur un échantillon de 353 personnes - ce qui indique une marge d’erreur importante, toutefois -, 34 % des Québécois appuient le PC.

Avant le scrutin qui a propulsé Mario Dumont chef de l’opposition officielle à Québec, les conservateurs recueillaient plutôt 26 % des intentions de vote. Le sondage indique autrement que le Bloc a perdu quant à lui 2 % (ce qui le laisse à égalité avec le PC) dans les intentions de vote, tandis que les libéraux de Stéphane Dion passent de 25 % à 19 %.

C’est ce que révèle en partie ce nouveau coup de sonde de l’opinion publique au Canada, réalisé par la firme Léger Marketing entre le 3 et le 12 avril. À l’échelle nationale, avec 1500 répondants, le Parti conservateur (PC) recueille 39 % des intentions de vote, contre 27 % pour le Parti libéral (PLC), 15 % pour le Nouveau Parti démocratique et 8 % pour les verts. La marge d’erreur est de plus ou moins 2,6 %,19 fois sur 20.

Par rapport au dernier sondage de la même maison, publié le 28 mars, le portrait national est resté similaire. En comparaison, un sondage Decima Research publié cette semaine donnait 34 % d’appuis au PC, contre 31 % pour le PLC.

« C’est la première fois que les conservateurs rattrapent le Bloc et que les libéraux se retrouvent troisièmes au Québec depuis les années Mulroney, note Christian Bourque, vice-président de Léger Marketing. Les appuis aux conservateurs ne bougeaient pas depuis l’automne », ajoute-t-il, en rappelant que la performance de l’ex-ministre de l’Environnement Rona Ambrose avait alors fait descendre le PC dans les sondages. « La seule explication qu’on peut donner, c’est que les élections du 26 mars ont changé la donne. »

M. Bourque indique que les conservateurs se situent actuellement dans une « zone payante » à l’échelle nationale, avec des appuis tournant autour de 40 %, soutenus par une avance sensible en Ontario. « Les appuis semblent solides et le taux de satisfaction des gens à l’égard du gouvernement est bon », dit-il.

Par contre, seulement 15 % des répondants souhaitent des élections ce printemps, alors que 48 % préféreraient après l’automne. Pour éviter tout ressac de l’opinion publique, M. Harper devrait donc attendre d’être défait en chambre plutôt que de précipiter des élections, estime Christian Bourque. Actuellement, environ le quart des Canadiens pensent que le prochain gouvernement sera conservateur majoritaire, tandis que le tiers misent sur un cabinet minoritaire.

D’autres données du sondage indiquent que 43 % des Canadiens jugent que M. Harper a tenu ses promesses jusqu’à maintenant. Aussi, 53 % des Canadiens ont eu connaissance de la campagne publicitaire négative des conservateurs à l’endroit de Stéphane Dion : un Canadien sur cinq a une perception moins bonne du chef libéral depuis...

SOURCE : LE DEVOIR

Lundi 23 avril 2007

Cette année, le Jour de la Terre a pris une tournure particulièrement politique au Canada. Des milliers de citoyens ont manifesté en faveur de l'environnement, quelques jours après la publication du rapport du ministre fédéral de l'Environnement, John Baird, qui prédit une catastrophe économique si le pays réduit ses émissions de gaz à effet de serre tel que l'exige le protocole de Kyoto.

Marche « Kyoto pour l'espoir » à Montréal

À Montréal, près de 10 000 personnes ont pris part dimanche à la marche « Kyoto pour l'espoir » pour dénoncer la politique environnementale du gouvernement Harper. Profitant d'une journée de printemps ensoleillée, ils s'étaient donné rendez-vous en après-midi au parc Lafontaine, avec leurs bannières et affiches.

De nombreuses personnalités politiques étaient présentes, dont le chef du Bloc québécois Gilles Duceppe, le candidat néodémocrate et ancien ministre libéral de l'Environnement Thomas Mulcair, le député libéral fédéral Pablo Rodriguez et la nouvelle ministre de l'Environnement du Québec, Line Beauchamp.

« Certains polluent plus que d'autres, a souligné Gilles Duceppe. Quand on dit que c'est la responsabilité de tout le monde [et que] tout le monde doit faire les mêmes efforts, je ne suis d'accord avec ça. Il y en a qui se sont enrichis grâce à la pollution, c'est à eux de payer. » Le chef bloquiste estime que la marche de dimanche envoie à cet égard un « puissant message ».

Marche « Kyoto pour l,espoir » à Montréal

« La vraie catastrophe va venir si on ne respecte pas Kyoto », a a déclaré pour sa part le candidat néodémocrate et ancien ministre québécois de l'Environnement, Thomas Mulcair. Selon lui, le rapport Baird n'est pas sérieux. Et il déplore le fait que les conservateurs tentent de profiter de « l'incurie et l'incompétence » du précédent gouvernement libéral de Jean Chrétien, qui a signé le protocole sans respecter son engagement.

M. Mulcair a perdu son poste de ministre du gouvernement Charest dans la controverse sur la privatisation partielle du mont Orford. Il a annoncé la semaine dernière son intention de porter la bannière du NPD aux prochaines élections fédérales.

De son côté, le député libéral d'Honoré-Mercier, Pablo Rodriguez, a soutenu que le gouvernement Harper menait « une politique de peur » à l'égard du protocole de Kyoto, mais que la population était en désaccord.

La porte-parole de Québec solidaire Françoise David, le chef du Parti vert du Québec Scott McKay, la présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) Claudette Carbonneau et d'autres leaders ont aussi participé à la marche.

Ailleurs au pays

Les manifestants ont donné le numéro de téléphone de Stephen Harper pour dénoncer sa politique environnementale.

Les manifestants ont donné le numéro de téléphone de Stephen Harper.

À Ottawa, les manifestant rassemblés sur la colline parlementaire ont donné le numéro de téléphone du bureau du premier ministre Stephen Harper pour inviter les Canadiens à lui exprimer leur volonté que le protocole de Kyoto soit adopté.

Le ministre fédéral de l'Environnement, John Baird, a souligné le Jour de la Terre en plantant un arbre. Lundi, il doit livrer un discours à Montréal sur le leadership dont fait preuve le Canada sur la scène internationale en matière d'environnement.


SOURCE : RADIO-CANADA

 
 
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