Mardi 4 décembre 2007
«Demain matin, je vais être capable de me lever et de regarder l'ensemble des citoyens dans les yeux», a lancé Ann Bourget. (Le Soleil, Laetita Deconinck)
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«Demain matin, je vais être capable de me lever et de regarder l'ensemble des citoyens dans les yeux», a lancé Ann Bourget.
Le Soleil, Laetita Deconinck

Malgré la défaite, Ann Bourget persiste et signe : si la campagne était à refaire, elle mènerait exactement la même que celle qui vient de se terminer.

Elle a pris la parole vers 22h, entourée d’une centaine de partisans et des conseillers du Renouveau municipal de Québec (RMQ). Depuis une heure déjà, l’assistance accusait le choc de la défaite, qui se faisait sentir dans la salle du Cabaret du Capitole.

Mais l’écart de voix de près du double qui sépare Mme Bourget de Régis Labeaume n’était pas pour démonter celle qui arrive, après tout, au deuxième rang des 15 candidats en lice.

«Chacun fait campagne à sa manière. On a été réalistes. Nous sommes allés rencontrer les citoyens pour bien coller à leurs besoins, être à leur écoute (...) Nous n’avons pas promis le Nirvana. Il faut sortir de la campagne avec le tête haute. Si c’était à refaire, je referais exactement la même campagne. Demain matin (aujourd’hui), je vais être capable de me lever et de regarder l’ensemble des citoyens dans les yeux.»

« Bon nombre d’entre vous êtes déçus. Je partage cette déception, a-t-elle ajouté. Mais je nous encourage à poursuivre en fonction des idées qu’on a mises sur la table.»


Tristes et déçus


Parmi ceux qui continueront, il y a les conseillers du RMQ. «C’est une grande déception. Au pire, je m’attendais à une défaite serrée. Je reste convaincu qu’elle aurait fait une bonne mairesse. Malheureusement, la population ne pourra pas gagner à la connaître», s’attriste Ann Beaulieu, conseillère de Limoilou, faisant référence au slogan de campagne de Mme Bourget.

Patrick Paquet, conseiller de Neufchâtel, ne s’attendait pas davantage que sa collègue à une défaite aussi cuisante. «Jamais, jamais», répète-t-il. Malgré tout, il croit que sa représentante a mené une bonne campagne. «Les campagnes de terrain, ç’a toujours été une recette gagnante», lance-t-il sur un ton d’incompréhension.

Le conseiller du district de Saint-Sacrement et président du conseil municipal, Yvon Bussières, avance que la position du RMQ comme parti majoritaire à l’hôtel de ville a pu nuire à la candidate. «La population a décidé de garder un gouvernement minoritaire. Je pense qu’elle ne veut plus donner carte blanche à un gouvernement», donnant en exemple la situation politique au fédéral et au provincial.

Parmi les candidats, Ann Bourget était celle qui avait le plus à perdre après avoir démissionné de son siège de conseillère du district de Montcalm pour briguer la mairie. Hier soir, elle ne voulait pas aborder ce qui l’attendait dans l’avenir, préférant prendre du recul.

Malgré les sondages de la dernière semaine qui prédisaient une victoire de Régis Labeaume, l’équipe Bourget avait toujours confiance hier de l’emporter. Des proches de la candidate mentionnaient que 150 bénévoles étaient sur le terrain pour faire sortir le vote. Une opération qui a finalement réussi. On comptait, d’autre part, sur un taux de participation qui demeurait dans la moyenne pour avoir des chances de terminer premier. Avant l’annonce des premiers résultats, on croyait encore à un résultat serré. Il en a été tout autrement.

Avec quelque 33 % du scrutin, Mme Bourget obtient le même score que son prédécesseur, Claude Larose, qui avait obtenu 33,6 % des voix aux élections de 2005.

En 2001, Jean-Paul L’Allier, alors à la tête du RMQ, avait fait beaucoup mieux en récoltant, 57,6 % du scrutin.



SOURCE : LE SOLEIL

 
 
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