Ann Bourget sourit lorsqu’il est question des allégations de Claude Larose sur son « leadership autoritaire et son obstruction systématique au conseil de ville comme chef de l’opposition».
«Quatre-vingt-dix-sept pour 100 des résolutions ont été adoptées à l’unanimité», rétorque-t-elle. À Marc Bellemare, qui parle de «suicide financier» si elle se
retrouve aux commandes de la Ville, elle a cette pensée : «Moi, je ne crois pas qu’on doive taper sur les autres pour se remonter. Je pense que c’est des attaques
gratuites.»
Décidément, la candidate du Renouveau municipal (RMQ) ne relève pas le gant. Pas plus hier qu’il y a trois semaines. Ces deux commentaires sont la seule incursion
qu’elle fera en territoire ennemi.
Des compromis
En ce qui a trait à son leadership, elle prétend, au contraire, gouverner par consensus. « J’en ai contre ceux qui ont la science infuse et le monopole de la
vérité (...) Lorsqu’on est dans l’opposition, on doit faire des compromis. »
Pour elle, la crainte de M. Bellemare de voir le RMQ mener la Ville à sa guise si elle est élue maire n’est pas fondée. « Il faut aussi reconnaître qu’il y a des talents
ailleurs (dans d’autres organisations).
C’est aussi ça avoir du leadership », répond-t-elle. Cependant, elle n’a pas voulu se prononcer sur la composition d’un éventuel comité exécutif si elle prenait les
rennes.
Des étiquettes
Longtemps associé au PQ, elle refuse l’étiquette accolée au RMQ. Elle se targue d’avoir dans son équipe des gens de tous horizons, une autre preuve,
croit-elle, de sa manière de travailler. Pour elle, ces couleurs politiques semées à tous vents sont d’une autre époque.
Elle va jusqu’à dévoiler avoir voté Oui au référendum de 1995, et ce, même si elle ne trouve pas pertinent que la population sache. Aujourd’hui, elle ne serait probablement
pas du même avis. «Ça ne répond plus aux préoccupations des gens.»
SOURCE : LE SOLEIL