Vendredi 16 mai 2008
 

Les peuples, comme les individus, doivent comprendre que leurs actes ont des conséquences.

 

Deux fois, les Québécois ont choisi de rester dans le Canada. Il était donc inévitable que le gouvernement fédéral imposerait sa lourde présence dans les célébrations du 400e anniversaire de Québec, ainsi que son interprétation de l'histoire.

 

La souveraineté nous aurait épargné tout ça. Nous en avions les moyens, l'occasion, et je reste persuadé que nous ne l'aurions jamais regretté.

 

SOUVENEZ-VOUS

 

Il est vrai que diverses interprétations de cet événement sont possibles. Mais qu'on ne nous prenne pas pour des imbéciles.

 

Ottawa veut imposer l'idée que la trajectoire française en Amérique est indissociable de son appartenance canadienne. Bref, qu'il n'y a aucune différence de nature entre le Québec et l'Acadie, juste une différence de poids.

 

Il faut dire qu'on a appris à se méfier. Vous vous rappelez des risibles Minutes du Patrimoine, de la télésérie Le Canada : une histoire populaire, des nouveaux manuels d'histoire plus «rassembleurs», des célébrations de la bataille de Vimy où soldats-canadiens-des-deux-langues-moururent- fraternellement-côte-à-côte ?

 

Depuis toujours, c'est pour maîtriser le présent qu'on cherche à contrôler l'écriture du passé.

 

ZÉRO LÉGITIMITÉ

 

Les symboles ne sont jamais innocents en politique.

 

Or, le premier rôle dans ces célébrations est occupé par la gouverneure générale. Cette fonction n'existe que parce que les armées britanniques en 1760, puis l'Acte d'Union en 1840, ont ravalé les descendants des colons venus de France au rang de minorité ethnique.

 

Voilà un fait irrécusable, pas une interprétation relativiste parmi d'autres. Que Michaëlle Jean ose parler en notre nom illustre notre condition néocoloniale et devrait nous remplir de honte.

 

Qu'on les aime ou pas, les représentants du peuple québécois sont Jean Charest et, jusqu'à un certain point, Stephen Harper, parce qu'ils ont été élus. Représentante de la reine d'Angleterre, la légitimité démocratique de Michaëlle Jean, et donc sa prétention à parler en notre nom, est inexistante.

 

Que des Québécois se sentent «dignement représentés» par elle, comme le notait La Presse, n'illustre que leur ignorance. Et que le premier ministre du Québec se soit laissé ainsi éclipser témoigne de la conception singulièrement étriquée qu'il se fait de sa fonction. Mais cela n'étonnera que ceux qui ont oublié dans quel contexte Jean Charest a pris la tête du PLQ en 1998, et ceux qui ne comprennent pas la mutation génétique subie par un parti qui fut jadis nationaliste.

 

DISPARAISSEZ !

 

Dans cette affaire, nous dit La Presse, les souverainistes se cramponnent à une lecture «caricaturale» de l'histoire. Curieusement, c'est toujours la lecture de l'autre qui est «caricaturale», jamais la leur.

 

Quand cela fait leur affaire, les fédéralistes accusent les souverainistes de chercher «la chicane». Mais quand ils ne peuvent plus nier un problème, ils diront que les «tensions» sont inévitables dans les fédérations. Belle contradiction.

 

Au fond, ce que les fédéralistes reprochent vraiment aux souverainistes, c'est d'exister et de s'exprimer. Comme si le seul bon souverainiste était un souverainiste muet, résigné, ou qui chemine vers la lumière du fédéralisme.

 

Il faut aussi se demander en quoi les fédéralistes québécois d'aujourd'hui ont une vision des choses substantiellement différente de celle qui prévaut ailleurs au Canada. J'y reviendrai.


SOURCE : JOURNAL DE MONTREAL

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Vendredi 7 mars 2008

Madame Marois vient de prendre une décision importante ! Elle va organiser des conversations sur l’indépendance ! N’est-ce pas magnifique ?

On a tellement peu parlé de l’indépendance depuis une trentaine années !

Enfin, on va tenir une « conversation nationale » sur la « gouvernance ». On va parler des mérites de l’indépendance, de stratégie, du temps qu’il fait.

Stéphane Dion se réjouit, et je le comprends. Si j’étais Madame Marois, cela m’inquiéterait fort. Je me poserais de grosses questions. Est-ce que je ne fais pas le jeu des fédéralistes ? Mais j’‘y pense, pourquoi Madame Marois n’inviterait-elle pas Stéphane Dion à prendre part à la conversation ?

Quoi qu’il en soit, je me permets de proposer à Madame Marois quelques sujets de conversation pour alimenter le bla-bla national :

– Est-ce que nous nous résignons au rapatriement unilatéral de la Constitution qui a été rejeté à l’unanimité par l’Assemblée nationale ?

- Certains prétendent, et leurs arguments n’ont jamais été réfutés, que le référendum de 1995 a été volé. Ne serait-il pas bon de faire la lumière sur ce sujet et d’agir en conséquence ?

- Ne serait-il pas urgent de rétablir dans sa formulation originale la loi 101 qui a été bousillée par la Cour suprême du Canada ?

- Ne serait-il pas préférable que nous administrions par nous-mêmes le milliard de dollars que le Québec envoie chaque semaine à Ottawa ?

La discussion de ces sujets de conversation et de quelques autres ne serait-elle pas un préalable à toute forme d’amélioration de la « gouvernance » de la « province » ?

Et on pourrait trouver bien d’autres sujets de « conversation ». Ma conviction, cependant, c’est que nous en avons assez parlé de l’indépendance. Ce n’est plus le temps du bla-bla. C’est le temps d’agir. C’est le temps non de discuter mais de formuler le « discours » de l’indépendance. Je crains que ces opérations de « conversation » ne soient encore une fois que des comportements de tergiversations, d’atermoiements, je dirais même de capitulation inavouée...

Paul-Émile Roy



SOURCE : VIGILE

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Mardi 12 février 2008

Quand on habite une société schizophrène que nos leaders politiciens poussent à l’extrême limite du dérisoire, ce qui confine à l’obscénité, peut-on encore s’étonner des intentions de Pauline Marois par-devers le français, si un jour, elle devait devenir la première ministre du Québec ?

Par un paradoxal raisonnement, Mme Marois prétend que la meilleure stratégie pour que les allophones du Québec adoptent le français comme langue d’usage, c’est de rendre tous les francophones du Québec bilingues. Elle propose donc que l’on enseigne la langue anglaise à tous les Québécois, et cela, dès le cours primaire. Dans un article publié dans Le Journal de Montréal, elle ajoute même qu’en plus de l’enseignement de base, on devrait donner aux élèves certains cours, comme la géographie et l’histoire, en langue anglaise seulement.

Si le Parti québécois devait entériner ses propositions, ce serait pour nous la catastrophe, car l’histoire a parfaitement démontré que là où s’installe le bilinguisme de fait dans une société minoritaire, la langue de la majorité devient tôt ou tard celle de tout le monde. Il n’y a pas d’État bilingue, ce qui signifie pour le Québec qu’il ne peut, à tout prix, que protéger et renforcer le statut de la langue française.

Après la révolution bolchéviste, Lénine a tenté par tous les moyens de faire de l’Ukraine, de la Biélorussie, de la Lituanie, de la Tchétchénie et des autres satellites de Moscou des États bilingues : grâce à ce bilinguisme, il comptait intégrer parfaitement ces pays à l’idéologie communiste qu’il ambitionnait de porter partout dans le monde. Lénine savait bien que si son plan réussissait, le russe deviendrait graduellement la langue des élites, puis celle de tous ces peuples faisant partie de la fédération russe. On sait que Lénine a échoué et pourquoi il a échoué : les pays satellites de la Russie n’ont pas voulu perdre leur langue parce qu’ils tenaient à leur culture. Ce refus de devenir bilingues a contribué pour beaucoup à l’éclatement de l’empire russe.

La Chine a beaucoup appris de l’échec russe. Dès qu’elle a soumis l’État indépendant du Tibet, elle s’est mise à réaliser le rêve de Lénine, mais de façon plus pernicieuse : en envoyant par millions des colons sur le territoire tibétain dont la population chinoise y deviendra bientôt majoritaire, la langue tibétaine se retrouvera si faible par rapport au chinois, que le bilinguisme, déjà en action, deviendra rapidement un état de fait. Le tibétain finira par disparaître, comme a disparu le gaélique en Irlande après que la Grande-Bretagne l’a envahie et fait du bilinguisme son arme la plus redoutable pour soumettre les Irlandais à son idéologie.

L’État bilingue est une vue de l’esprit : la langue de la majorité finit toujours par avoir raison de celle de la minorité. Au mieux, la langue de la minorité n’en arrive plus qu’à exprimer un folklore dénué de toute force politique.

Que ce soit la chef d’un parti prétendument indépendantiste qui promeuve cette aberration qu’est le bilinguisme quand on vit dans une nation minoritaire, qui nous oblige tous les jours à nous montrer d’une extrême vigilance et sans compromis, cela dit bien la lâcheté, pour ne pas dire la trahison, d’une chef et d’un parti fondé pour promouvoir notre différence et la joie active et fière que toute nation éprouve à la rendre fleurissante.

Pauline Marois a dû étudier en anglais notre histoire. Comme elle n’entend pas grand-chose à cette langue, elle ne peut pas comprendre que son idéologie extrêmement dangereuse pour notre avenir est celle-là même que proposait Pierre Elliott Trudeau à la fin de son règne, quand, pour mettre fin à la nation française québécoise, il a proposé que le Québec devienne « district bilingue ». Qui aurait cru que trente ans après, Pauline Marois se proposerait comme maîtresse d’oeuvre de la pensée pernicieuse de Trudeau ?

Il m’apparaît donc urgent que le Parti québécois, à défaut de nous débarrasser de Pauline Marois la traîtresse, la soigne de sa schizophrénie galopante. Il m’apparaît aussi urgent que les Québécois francophones, par tous les moyens possibles, livrent à Mme Marois une guerre sans merci, à défaut de quoi on va finir par s’ennuyer amèrement de Gilles Duceppe et, qui l’eût pensé, même d’André Boisclair !

***

Victor-Lévy Beaulieu, Écrivain et éditeur

- source : VIGILE



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Vendredi 8 février 2008

Madame Marois,
qui lance en grandes pompes un projet de loi sur l’identité québécoise,
estime qu’on ne peut obliger les petits à fréquenter les CPE en français
et les jeunes, le cégep en français.
À la suite des résultats du dernier recensement
lequel indique que le français poursuit sa dégringolade,
elle affirme que son rêve est de bilinguiser le Québec.
« Le vrai défi qu’on a, c’est que nos enfants sortent de l’école bilingues »,
claironnait Pauline Marois en entrevue au journal Le Devoir.

Le vrai défi est de faire du Québec un pays
où tout le monde aurait pour langue commune le français
et ce, avant qu’il ne soit trop tard.

Les dernières déclarations de la cheffe du PQ
démontrent à quel point le parti, à bout de souffle, galère.
Affirmer que les COFI « ce n’étaient pas mauvais »,
après les avoir démantelés
sur le dos du français,
a de quoi mettre le feu.

Le Parti québécois est un parti péquiste
où les gens n’aspirent qu’à être chef, leader parlementaire et
député.
Le pouvoir au service des points et des virgules.

La création du Parti indépendantiste
est une réponse à la démission historique du PQ.
Le P.I. n’a pas été fondé
dans l’idée de diviser le vote.
Il a été mis sur pied pour faire du Québec français
un État indépendant
capable de faire face aux défis qui l’attendent.
Ces défis sont nombreux, que l’on songe seulement
à l’augmentation de la productivité et de l’innovation
de nos entreprises, à la nationalisation de l’éolien,
à l’adoption d’une charte de l’environnement,
à l’établissement d’une bourse nationale,
à la création d’une politique nationale du sport,
d’une politique familiale favorisant le choix d’avoir des enfants,
au soutien adéquat aux artistes,
au contrôle national de l’eau, de la forêt et des mines, etc.

Imaginons maintenant, qu’aux prochaines élections
des personnalités en vue se portent candidats pour le P.I. :

Robert Laplante, Josée Legault, Paul Piché, Andrée Ferretti, Victor Lévy-Beaulieu, Pierre Falardeau, Audrey Benoît, Claude Dubois, Dan Bigras, Guy A. Lepage, Mario Beaulieu, Guy Bouthillier, Robin Philpot, Michel Brûlé, Hélène Pedneault, Luck Mervill, Biz, Patrick Bourgeois, René Boulanger, Amir Khadir, Édouard Cloutier, Normand Lester, Me Guy Bertrand, Nicolas Gill, Pierre Dubuc, Gérald Larose, Jean-Paul Gilson, Marie Tifo, Richard Gervais, Gilbert Paquette, Jean-Claude St-André, Jean-Claude Germain, Monique Proulx, Yves Beauchemin, Richard Desjardins, Robert Lepage, Dany Turcotte, Luc Picard, etc.

Nous l’aurions notre pays.

Reprenons le combat et
allons jusqu’au bout !
Notre défi est là.


SOURCE: CAROLINE MORENO,  VIGILE

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Jeudi 20 décembre 2007
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Samedi 8 décembre 2007

Le conseiller du district de Val-Bélair depuis 2002, Jean-Marie Matte, prend la direction du Renouveau municipal de Québec (RMQ). Il a été choisi vendredi après-midi par les 23 membres du caucus pour prendre la relève d'Ann Bourget.

M. Matte a indiqué qu'il abordait son nouveau mandat dans un esprit de collaboration. « L'ouverture d'esprit avec tous les élus du conseil municipal, toujours pour travailler pour les citoyens de la Ville de Québec. Je suis fier de ma journée de travail ici, je suis fier de mes élus qui sont avec moi, et je tiens à vous dire que je vais donner pleine collaboration », a-t-il déclaré.

Jean-Marie Matte, âgé de 61 ans, siégera à titre de chef de l'opposition officielle. Il ne sera toutefois pas nécessairement le candidat du RMQ aux prochaines élections dans 20 mois.

Ann Bourget

Ann Bourget

Plus tôt vendredi, Ann Bourget a rencontré les élus du RMQ pour faire le point sur son avenir. Elle a confirmé au caucus qu'elle quittait son poste de chef du parti.

Lors d'une rencontre chargée d'émotion, Ann Bourget a fait ses adieux à son équipe. Elle a expliqué qu'avant même de se porter candidate dans la course à la mairie de Québec, elle avait réfléchi aux suites à donner en cas de défaite électorale. « À partir du moment où j'ai pris ma décision pour me présenter à la mairie de Québec, je savais que pour moi, une défaite électorale voulait dire de me retirer de la vie politique », a-t-elle déclaré.

Ann Bourget a indiqué qu'elle entendait prendre du repos, mais elle demeure muette quant à sa carrière professionnelle.

Ann Bourget, âgée de 38 ans, était au conseil municipal depuis six ans.



SOURCE : RADIO-CANADA


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Mardi 4 décembre 2007
«Demain matin, je vais être capable de me lever et de regarder l'ensemble des citoyens dans les yeux», a lancé Ann Bourget. (Le Soleil, Laetita Deconinck)
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«Demain matin, je vais être capable de me lever et de regarder l'ensemble des citoyens dans les yeux», a lancé Ann Bourget.
Le Soleil, Laetita Deconinck

Malgré la défaite, Ann Bourget persiste et signe : si la campagne était à refaire, elle mènerait exactement la même que celle qui vient de se terminer.

Elle a pris la parole vers 22h, entourée d’une centaine de partisans et des conseillers du Renouveau municipal de Québec (RMQ). Depuis une heure déjà, l’assistance accusait le choc de la défaite, qui se faisait sentir dans la salle du Cabaret du Capitole.

Mais l’écart de voix de près du double qui sépare Mme Bourget de Régis Labeaume n’était pas pour démonter celle qui arrive, après tout, au deuxième rang des 15 candidats en lice.

«Chacun fait campagne à sa manière. On a été réalistes. Nous sommes allés rencontrer les citoyens pour bien coller à leurs besoins, être à leur écoute (...) Nous n’avons pas promis le Nirvana. Il faut sortir de la campagne avec le tête haute. Si c’était à refaire, je referais exactement la même campagne. Demain matin (aujourd’hui), je vais être capable de me lever et de regarder l’ensemble des citoyens dans les yeux.»

« Bon nombre d’entre vous êtes déçus. Je partage cette déception, a-t-elle ajouté. Mais je nous encourage à poursuivre en fonction des idées qu’on a mises sur la table.»


Tristes et déçus


Parmi ceux qui continueront, il y a les conseillers du RMQ. «C’est une grande déception. Au pire, je m’attendais à une défaite serrée. Je reste convaincu qu’elle aurait fait une bonne mairesse. Malheureusement, la population ne pourra pas gagner à la connaître», s’attriste Ann Beaulieu, conseillère de Limoilou, faisant référence au slogan de campagne de Mme Bourget.

Patrick Paquet, conseiller de Neufchâtel, ne s’attendait pas davantage que sa collègue à une défaite aussi cuisante. «Jamais, jamais», répète-t-il. Malgré tout, il croit que sa représentante a mené une bonne campagne. «Les campagnes de terrain, ç’a toujours été une recette gagnante», lance-t-il sur un ton d’incompréhension.

Le conseiller du district de Saint-Sacrement et président du conseil municipal, Yvon Bussières, avance que la position du RMQ comme parti majoritaire à l’hôtel de ville a pu nuire à la candidate. «La population a décidé de garder un gouvernement minoritaire. Je pense qu’elle ne veut plus donner carte blanche à un gouvernement», donnant en exemple la situation politique au fédéral et au provincial.

Parmi les candidats, Ann Bourget était celle qui avait le plus à perdre après avoir démissionné de son siège de conseillère du district de Montcalm pour briguer la mairie. Hier soir, elle ne voulait pas aborder ce qui l’attendait dans l’avenir, préférant prendre du recul.

Malgré les sondages de la dernière semaine qui prédisaient une victoire de Régis Labeaume, l’équipe Bourget avait toujours confiance hier de l’emporter. Des proches de la candidate mentionnaient que 150 bénévoles étaient sur le terrain pour faire sortir le vote. Une opération qui a finalement réussi. On comptait, d’autre part, sur un taux de participation qui demeurait dans la moyenne pour avoir des chances de terminer premier. Avant l’annonce des premiers résultats, on croyait encore à un résultat serré. Il en a été tout autrement.

Avec quelque 33 % du scrutin, Mme Bourget obtient le même score que son prédécesseur, Claude Larose, qui avait obtenu 33,6 % des voix aux élections de 2005.

En 2001, Jean-Paul L’Allier, alors à la tête du RMQ, avait fait beaucoup mieux en récoltant, 57,6 % du scrutin.



SOURCE : LE SOLEIL

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Mardi 27 novembre 2007
La favorite Ann Bourget a désormais seulement six points d'avance sur le candidat Régis Labeaume. (Infographie Le Soleil)
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La favorite Ann Bourget a désormais seulement six points d'avance sur le candidat Régis Labeaume.
Infographie Le Soleil

Pierre-André Normandin

Le Soleil

Québec

L’écart se rétrécit dans la course à la mairie de Québec. À peine six points séparent désormais le candidat Régis Labeaume de la favorite Ann Bourget dans les intentions de vote, selon un sondage Unimarketing Le Soleil-FM 93,3.

À cinq jours du vote, Ann Bourget recueille 35 % des intentions de vote, contre 29 % pour Régis Labeaume avant répartition des indécis, selon l’enquête menée auprès de 931 électeurs, du 22 au 25 novembre.

Dans son premier coup de sonde pendant la campagne, la firme avait alors observé un écart de 17 %.

Encore vendredi, un sondage Axiome donnait une confortable avance de 18 points à la cheffe du Renouveau municipal.

«C’est le portrait d’une avance, mais une avance de plus en plus mince. C’est surtout l’image d’une tendance très significative. Il y a un momentum clair qui profite à Labeaume. La question est de savoir s’il va manquer de temps», analyse Raynald Harvey, président d’Unimarketing.

Depuis le premier sondage de la firme publié le 12 novembre, l’homme d’affaires a gagné 13 points dans les intentions de vote. «Il mange à tous les comptoirs. Il a été chercher des appuis autant chez Marc Bellemare et Claude Larose que chez les tiers candidats et les indécis», observe M. Harvey.

Durant ces mêmes 15 jours, la candidature d’Ann Bourget a fait du surplace, progressant de seulement deux points.

«Au cours de la prochaine semaine, c’est clair qu’elle devra faire des gains dans ce qui reste d’indécis et de ceux qui risquent de changer.»

Après répartition des indécis, 42 % des intentions de vote vont à Ann Bourget et 35 % à Régis Labeaume. Pour l’instant. En effet, les changements au sein de l’électorat dit «mou» ont plutôt favorisé l’homme d’affaires depuis le début de cette campagne. La moitié des répondants (53 %) a indiqué qu’elle pouvait toujours changer d’idée d’ici dimanche.

«C’est un avantage clair pour M. Labeaume parce que ceux qui ont changé d’idée se sont presque tous retrouvés dans son camp», note M. Harvey. Les indécis (14 %) seront toutefois difficiles à mobiliser.

La moitié a d’ailleurs admis ne pas avoir voté en 2005. Le taux de participation avait atteint 52 % à l’époque.


Anybody but Bourget


Largement en avance dans les sondages, Ann Bourget devra également se battre contre une éventuelle vague d’opposition, le fameux anybody but Bourget (ABB). Un sentiment qui semble avantager son principal rival. «Au lieu de se disperser, le vote ABB se concentre sur M. Labeaume», note M. Harvey.

Le sondage Unimarketing indique d’ailleurs que les partisans de l’homme d’affaires sont plus motivés. En analysant les intentions de vote et la volonté des partisans de se rendre aux urnes, l’écart se réduit à quatre points entre les deux meneurs.

«C’est plus facile de mobiliser les gens contre quelque chose que pour. Si le vote anti-RMQ s’exprime plus, ça risque de favoriser M. Labeaume.»

L’appui de Marc Boucher, veuf de la mairesse, semble aussi grandement profiter au candidat Labeaume. Après s’être dispersé entre les quatre principaux candidats, le vote obtenu en 2005 par la défunte mairesse se concentre sur l’homme d’affaires (41 %). «Dans le sondage du 12 novembre, le vote Boucher était ventilé entre les quatre premiers candidats. Mais depuis l’appui de son mari, les intentions de votes ont augmenté pour lui», observe M. Harvey. Les électeurs semblent d’ailleurs faire confiance à M. Labeaume pour poursuivre le travail de la mairesse dans sa gestion serrée des finances publiques.

«On voit que ceux qui sont préoccupés par l’équilibre budgétaire de la Ville préfèrent l’homme d’affaires», dit le président d’Unimarketing.

À l’opposé, les électeurs de Mme Bourget s’attendent à la voir changer les orientations prises par la défunte mairesse.

Malgré tout, 29 % des électeurs de Mme Boucher en 2005 accordent leur confiance à la chef du RMQ.

Fait à noter, le vote 2005 de Marc Bellemare se divise en trois. L’avocat en conserve
29 %, tandis qu’Ann Bourget en récolte 35 % et le candidat Régis Labeaume, 24 %.


 
 
 

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Sondage Unimarketing–Le Soleil–FM 93,3 : les citoyens de Québec résignés à une hausse de taxes
Le poids de la banlieue




SOURCE : LE SOLEIL

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Vendredi 16 novembre 2007

Ann Bour­get sou­rit lorsqu’il est ques­tion des al­lé­ga­tions de Clau­de La­ro­se sur son « lea­ders­hip au­to­ri­tai­re et son obs­truc­tion sys­té­ma­ti­que au ­conseil de ­ville com­me ­chef de l’op­po­si­tion».

«Quatre-vingt-dix-sept pour 100 des ré­so­lu­tions ont été adop­tées à l’una­ni­mi­té», ré­tor­que-t-el­le. À ­Marc Bel­le­ma­re, qui par­le de «sui­ci­de fi­nan­cier» si el­le se re­tro­uve aux com­man­des de la ­Ville, el­le a cet­te pen­sée : «Moi, je ne ­crois pas qu’on ­doive ta­per sur les au­tres ­pour se re­mon­ter. Je pen­se que c’est des at­ta­ques gra­tui­tes.»

Dé­ci­dé­ment, la can­di­da­te du Re­nou­veau mu­ni­ci­pal (RMQ) ne re­lè­ve pas le ­gant. Pas ­plus ­hier qu’il y a ­trois se­mai­nes. Ces ­deux com­men­tai­res ­sont la seu­le in­cur­sion qu’el­le fe­ra en ter­ri­toi­re en­ne­mi.


Des compromis


En ce qui a ­trait à son lea­der­ship, el­le pré­tend, au contrai­re, gou­ver­ner par consen­sus. « J’en ai ­contre ­ceux qui ont la scien­ce in­fu­se et le mo­no­po­le de la vé­ri­té (...) Lorsqu’on est ­dans l’op­po­si­tion, on ­doit fai­re des com­pro­mis. »

­Pour el­le, la crain­te de M. Bel­le­ma­re de ­voir le RMQ me­ner la ­Ville à sa gui­se si el­le est ­élue mai­re n’est pas fon­dée. « Il ­faut aus­si re­con­naî­tre qu’il y a des ta­lents ­ailleurs (­dans d’au­tres or­ga­ni­sa­tions).

C’est aus­si ça ­avoir du lea­ders­hip », ré­pond-t-el­le. Ce­pen­dant, el­le n’a pas vou­lu se pro­non­cer sur la com­po­si­tion d’un éven­tuel co­mi­té exé­cu­tif si el­le pre­nait les ren­nes.


Des éti­quet­tes


Long­temps as­so­cié au PQ, el­le re­fu­se l’éti­quet­te ac­co­lée au RMQ. El­le se tar­gue ­d’avoir ­dans son équi­pe des ­gens de ­tous ho­ri­zons, une au­tre preu­ve, ­croit-el­le, de sa ma­niè­re de tra­vailler. ­Pour el­le, ces cou­leurs po­li­ti­ques se­mées à ­tous ­vents ­sont d’une au­tre épo­que.

El­le va jusqu’à dé­voi­ler ­avoir vo­té Oui au ré­fé­ren­dum de 1995, et ce, mê­me si el­le ne trou­ve pas per­ti­nent que la po­pu­la­tion sa­che. Aujourd’hui, el­le ne se­rait pro­ba­ble­ment pas du mê­me ­avis. «Ça ne ré­pond ­plus aux pré­oc­cu­pa­tions des ­gens.»


SOURCE : LE SOLEIL

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Mercredi 14 novembre 2007

 

 
Ann Bourget

Ann Bourget passe à l'attaque. Elle, qui depuis le début de la campagne est la principale cible des critiques de ses adversaires, riposte. Mme Bourget a, en effet, profité d'un débat devant les jeunes de l'Université Laval, mardi, pour prendre les candidats Régis Labeaume et Claude Larose à partie.

Elle a notamment réprouvé ces derniers, qui jouissent d'appuis au comité exécutif, pour avoir donné leur aval à de fortes hausses de taxes l'an dernier.

« Lors du dernier budget, l'équipe de M. Labeaume et l'équipe de M. Larose voulaient augmenter les taxes de 6 %. Si on avait dit oui à ça, on aurait permis aux propriétaires d'augmenter les loyers », a rappelé la candidate du Renouveau municipal de Québec (RMQ).

Une remarque à laquelle Claude Larose, candidat de l'Action civique de Québec (ACQ), a répliqué : « Elle a refusé que soient payées comptant les immobilisations qui auparavant étaient payées comptant. Maintenant, suite à la décision de Mme Bourget, les achats qui sont faits et qui durent 5 ans sont empruntés et sont payés pendant 15 ans ».

Quoiqu'il en soit, la nouvelle Ann Bourget, plus mordante, a étonné ses adversaires. Une stupéfaction dont le candidat de Vision Québec, Marc Bellemare, a tenté de tirer parti.

« Pendant que M. Larose et M. Labeaume se préparent à répondre à l'attaque redoutable de Mme Bourget, moi, je vais vous parler de l'épicerie-école », a-t-il proposé.

Ann Bourget a néanmoins persisté pendant tout le débat. Elle a attaqué sur tous les fronts. Plus tard, à Régis Labeaume qui a noté le manque de courtoisie des gens de Québec, elle a répondu : « Je ne pense pas que les francophones sont moins polis que les gens qui habitent sur le reste de la planète, là ».

Ces propos ont enthousiasmé l'auditoire et ont été suivis d'une salve d'applaudissements. Il faut dire que les partisans du RMQ étaient nombreux parmi la foule.

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